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Cuba avec Castro est une dictature !

Discours de Laurent Muller, représentant du collectif solidarité Cuba Libre (aecl)

Fidel Castro était l'ennemi de la Liberté d'expression

Stop aux mensonges castristes !

Non à la dictature de Fidel Castro! Oui à la liberté d'expression!

Cuba débarrassé de son dictateur

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Castro et Cuba

le 18/10/05
Depuis mars 2003, le pouvoir cubain se crispe et réagit de façon brutale à la montée des protestations organisées par la dissidence cubaine favorable au rétablissement de la démocratie dans l’Ile.

Cet acharnement contre la démocratie signifie aussi un verrouillage prévisible d’une des plus vieilles dictatures du monde, seul garant de sa survie à la disparition de Castro. Le propre frère du tyran est son successeur tout désigné, menacé directement dans sa volonté d’accaparer le pouvoir par l’existence d’une fronde pacifiste et démocrate.

Voici de quoi en savoir davantage, pour lutter contre la désinformation: Cuba, sous le sable, le sang!

  • Pourquoi Cuba et pas la Corée du Nord, la Syrie ou la Chine communiste… ?

    Parce que Cuba est le « maillon faible » des dictatures de la planète. Depuis la disparition de l’URSS, la dictature cubaine ne bénéficie plus d’une protection géopolitique, sa pérennité ne sert ni la paix dans le monde, ni l’équilibre international. Elle ne sert qu’à maintenir 11 millions d’êtres humains dans la misère, la terreur et le sous-développement.

    Parce que contrairement à d’autres pays victimes de la tyrannie, Cuba est imprégnée de culture occidentale à l’instar de l’ensemble de l’Amérique latine, ce qui y rend plus que plausible l’émergence rapide d’une vraie démocratie pluraliste après la chute de la dictature. Ce fut le cas au Chili, au Brésil et dans la plupart des pays européens de l’ex bloc socialiste.

    Parce que, grâce à la propagande internationale du régime cubain, peu d’européens ont aujourd’hui vraiment conscience du caractère infect, brutal et corrompu de la dictature instaurée depuis plus de 40 ans par Castro.

     
  • Pourquoi maintenant ? Castro est âgé, peut être malade, attendons qu’il meure pour éviter troubles et violences.

    D’abord et tout simplement parce que la souffrance du peuple cubain est aujourd’hui extrême : la ration calorique quotidienne du cubain moyen est inférieure de 20 % au minimum recommandé par les Nations Unies, les pénuries de produits d’entretien et d’hygiène sont la règle générale, le flicage de la population est sans faille, la simple possession d’un ordinateur personnel connectable à Internet peut vous valoir plusieurs années de prison dans des conditions d’incarcération qui dépassent les critères usuels de l’indignité.

    Ensuite parce que Castro est loin d’être fini. Il n’est certes plus tout jeune mais il est indiscutablement mieux soigné et nourri que le cubain lambda.

    Enfin parce qu’à l’instar du tyran communiste Kim Il Jung, il a préparé sa succession en désignant son jeune frère comme son successeur à la tête du Parti Communiste qui tient l’état dans une main de fer et régente tous les aspects de la vie politique et sociale du pays.
     
  • C’est l’embargo américain qui est responsable de la situation dramatique du peuple cubain.

    Faux, archi-faux !

    L’embargo américain est très relatif. Il ne touche notamment pas la principale ressource économique du pays : les centaines de millions de dollars qu’expédient tous les ans à leur famille les cubains qui ont eu la chance de pouvoir fuir le paradis du socialisme révolutionnaire, pour tenter tout simplement d’éviter que leurs proches, restés sur place, ne meurent de faim !

    L’UE, et nous le regrettons, n’a pas instauré d’embargo sur Cuba. Nous leurs achetons au prix fort du rhum, des cigares et de la langouste ; nous leur expédions tous les ans des centaines de milliers de touristes. Les luxueuses limousines Mercedes dans lesquelles se pavane, le cigare au bec, la nomenklatura locale n’ont pas été importées en contrebande mais officiellement achetées et payées en devises durement gagnées à la sueur des travailleurs cubains.

    Le premier et unique responsable de la situation dramatique du peuple cubain c’est le système économique dirigiste, collectiviste et planifié instauré par le parti communiste sous l’égide de Castro. A Cuba comme en Corée du Nord, comme dans l’ex-URSS et ses satellites socialistes, l’économie centralisée, administrée et collectivisée aboutit à la misère du plus grand nombre aux seuls profits idéologiques et matériels de l’élite communiste.

     
  • Etendre l’embargo ou boycotter les produits cubains, n’est ce pas prendre la responsabilité d’accroître encore la misère de ce malheureux peuple ?

    C’est une question grave et importante. Nous l’avons posée à des dissidents cubains réfugiés en France et plus largement en Europe. Leur réponse est unanime :



    - Seule une très faible part de la richesse ainsi créée est aujourd’hui effectivement consacrée à soulager les misères du peuple. L’essentiel est accaparée par le régime pour financer le flicage de la population, la répression des dissidents, la propagande internationale ou, tout simplement, les comptes off-shore des hiérarques communistes corrompus.

    - Les profits du tourisme sont systématiquement réinvestis dans de nouveaux programmes de bétonnage intensif du littoral cubain qui ont pour notable intérêt de pourvoir en emplois les membres du parti communiste qui profitent ainsi de la manne des pourboires en devises laissés par les touristes.

    - Tout ce qui peut affaiblir le régime de Castro contribue à hâter son inéluctable implosion et rapproche d’autant l’avènement de la Liberté sur cette malheureuse île.
     
  • Cuba est aujourd’hui l’un des derniers remparts de la planète face à l’hyper-puissance US et à la mondialisation libérale.

    C’est l’argument favori des anti-mondialistes pour tenter de justifier l’injustifiable. Ils y ajoutent le plus souvent une évocation émue du Che Guevara, l’immortel héros romantique de l’anti-américanisme primaire, figure légendaire d’une révolution internationaliste directement responsable de dizaines de millions de morts au siècle dernier, en Russie, en Chine, au Cambodge…

    Si l’autre « monde » qu’ils appellent de leur vœux est un monde dans lequel :

    - Les travailleurs gagnent en moyenne 10 $ par mois quand le « Lider Maximo » dispose d’une fortune personnelle estimée à 150 millions de $.

    - Les opposants pacifiques et respectueux des formes constitutionnelles sont jetés en prison à la suite d’un procès aussi expéditif que partial.

    - Les journalistes qui refusent leur collaboration à la presse communiste sont convaincus d’espionnage au profit de la CIA au seul motif qu’ils disposent d’un ordinateur personnel.

    - Une moitié de la population est contrainte de fliquer l’autre moitié.

    - Le lait, le savon et le riz sont des denrées rares et la viande quasiment introuvable sans devises.

    - Les homosexuels sont persécutés par la police.

    - De hauts responsables politiques ont été reconnus coupables de trafic ou de complicité de trafic de stupéfiants.

    - Les malades du SIDA et les séropositifs identifiés sont assignés à résidence dans des sidatoriums.

    - La proportion de citoyens incarcérés en prison ou dans les camps de rééducation par le travail est au moins deux fois supérieure à celle observable dans n’importe quel pays occidental.

    …alors, nous sommes fiers d’être libéraux et heureux d’avoir suffisamment de jugeote et de recul pour ne pas adhérer à ce projet infect d’un autre monde possible totalitaire et corrompu.
     
  • Pourtant de grands intellectuels français soutiennent encore aujourd’hui Fidel Castro…

    D’au moins aussi grands intellectuels français soutenaient au milieu du siècle dernier qu’il ne fallait pas révéler l’existence du goulag soviétique pour ne pas « désespérer » Billancourt.

    On sait aujourd’hui ce qu’il faut en penser…l’intelligence n’excuse pas forcément la lâcheté intellectuelle.

    Quand on y regarde de plus près, ces fameux grands soutiens intellectuels français à Castro sont souvent des has been empêtrés dans leurs erreurs de jeunesse.

    La plupart sont en fait des « intelligents » fonctionnarisés, aigris et d’avantage soucieux de préserver leurs petits privilèges acquis que de contribuer à l’élévation culturelle ou philosophique de l’humanité, quand il ne s’agit pas tout simplement d’industriels en délicatesse e avec la justice ou de comédiens notoirement éthyliques.

    Honte en tous cas à ces munichois de la pensée politique, économique et sociale qui préfèrent fermer les yeux sur l’horreur que de remettre en question une seconde leur minable petit confort intellectuel ! Si une guerre contre l’intelligence doit un jour se déclarer ils ne risquent assurément rien !

    Honte posthume enfin à ce défunt Président de la République, chef d’un état qui se veut la patrie des Droits de l’Homme, qui reçut en son temps et à l’Elysée l’ignoble Castro, devant les caméras du monde entier et sous le regard approbateur, niais et émoustillé de sa rustique épouse ! L’âge, la maladie ou le réalisme politique ne peuvent pas tout excuser.
     
  • Castro a pour lui d’avoir libéré Cuba de la dictature de Batista qui livrait son peuple à l’exploitation des multinationales et des maffieux yankees.

    C’est vrai que le régime de Batista était loin de l’idéal démocratique et libéral qui est le nôtre. Pour tout dire c’était une dictature parfaitement ignoble et totalement corrompue.

    Pour autant, faut il pérenniser une autre dictature tout aussi ignoble et corrompue au seul motif qu’elle a pris la place d’une autre ?

    Que dirions nous si les successeurs démocratiquement élus de Pinochet continuaient à déporter et à torturer leurs opposants ?

    Deux exemples suffisent à démontrer que l’avènement du communisme à Cuba a, in fine, fait tomber le peuple cubain de Charybde en Scylla :

    A la chute de Batista le PIB par habitant de l’île était le troisième d’Amérique latine ce qui n’était sans doute pas en soi une résultat outre mesure flatteur, car à l’époque et dans cette région du monde les borgnes étaient rois au pays des aveugles, mais ce qui aurait pu constituer la base d’un développement économique et social consistant sans l’irruption dévastatrice de l’idéologie marxiste-léniniste.

    Aujourd’hui, même en tenant compte de la quasi gratuité du logement, de l’enseignement ou du système de soins, Cuba figure sur ce critère dans le peloton de queue des pays sous-développés aux côtés des plus pauvres pays africains.

    En renversant Batista, Castro s’est flatté d’avoir « fermé le plus grand lupanar des USA ». Il avait à l’époque semble-t-il raison.

    Aujourd’hui, Cuba est redevenu pour une partie de ses visiteurs un haut lieu du « tourisme sexuel » ; de nombreux témoignages indiquent que la prostitution y est en constante augmentation, notamment celle des mineurs.
     
  • A l’actif de Castro on cite souvent le système de santé public ou l’enseignement.

    Il est vrai que les premières années du régime castristes ont connu, sur ces deux points, de réels progrès par rapport à la situation précédente.

    De nombreux médecins ont été formés, de nombreux dispensaires et de nombreuses écoles ont été ouverts, au point que l’état sanitaire de la population s’est considérablement amélioré et que l’analphabétisme et l’illettrisme ont fortement reculé, notamment en zones rurales.

    Hélas pour les cubains, ces bons résultats, même s’ils n’ont pas complètement disparus sont plus aujourd’hui du domaine du passé que d’actualité.

    La raison est simple : ces efforts passés ont en fait été largement financés par l’URSS qui, en achetant du sucre à Cuba à des prix très significativement supérieurs aux cours mondiaux, a permis de créer une sorte de vitrine sociale destinée à promouvoir le socialisme dans la région.

    L’effort de guerre imposé par l’URSS à Cuba en Angola aux côtés de la guérilla pro-soviétique, puis la fin de la guerre froide ont tari la manne sociale disponible pour la santé et la formation des jeunes.

    Aujourd’hui et selon de multiples témoignages concordants écoles, hôpitaux et dispensaires sont dans un état de vétusté accablant ; la pénurie de médicament, de matériel médical, de livres, de manuels scolaires et de matériel pédagogique est criante et permanente.

    Il y a plus grave : médecins, personnels soignants, instituteurs, professeur du secondaire ou du supérieur sont largement démobilisés. Comment leur en vouloir de négliger leur mission ? Généralement payés à peine plus de 10 $ par mois et même s’ils sont (mal) logés gratuitement, il est clair que leur simple survie et celle de leur famille les contraint à passer plus de temps en petites combines alimentaires qu’auprès de leurs patients ou de leurs élèves.
     

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