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Chirac : le discours de la réforme
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Chirac : le discours de la réforme

le 13/06/03

Source : Le Figaro

Jacques Chirac est entré hier dans le débat sur les retraites, pour la première fois depuis le début des tensions sociales. Le président de la République a prononcé à la première personne un plaidoyer pour l'action, devant une assistance qui ne lui était pas acquise, au congrès de la Mutualité à Toulouse. « Je voudrais dire ce que j'attends pour la France, mais surtout pour chaque Française et chaque Français, d'une action de réforme conduite avec persévérance. »

Le chef de d'Etat n'entendait pas minimiser les « mouvements sociaux qui ont exprimé des inquiétudes, des interrogations et des protestations face aux réformes ». Mais il a stigmatisé « la tentation du repli sur soi, mauvaise conseillère ». Il a commenté : « Immobile, notre système de retraites par répartition était condamné », comme si « tous les progrès sociaux du XXème siècle n'avaient été qu'une parenthèse ». Dès lors, selon Jacques Chirac, la réforme «devient indispensable pour préserver ce qui nous rassemble ». Le président a particulièrement cité la protection sociale, « notre patrimoine commun, et d'abord le patrimoine de ceux qui n'en ont pas ». Cela implique la réforme du système de santé, « au plus tard au terme des douze mois à venir ».

Quelques sifflets ont ponctué la défense de la ré-forme des retraites. Tout en rendant hommage à « l'esprit de dialogue du gouvernement », le chef de l'Etat a obtenu plus de succès en saluant les mérites du corps enseignant. Sur le ton du garant de l'unité nationale, il a d'ailleurs remarqué : « Quand l'intérêt général est en cause, il y a d'autres voies que l'affrontement pour trouver des solutions. » A l'issue du débat en cours, « il ne saurait y avoir ni vainqueur ni vaincu ».

Hier après-midi, devant les patrons des PME, Jean-Pierre Raffarin a confirmé les engagements de son gouvernement sur l'instauration d'un service minimum dans le secteur public en cas de grève.