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par Thibaut Danancher Source : Le Figaro La distribution s'est avérée fructueuse pour Liberté Chérie. En un peu moins de deux heures, l'assciation lyonnaise de mouvance libérale crééeen décembre 2003 (après Paris fin 2001) aura écoulé trois mille cinq cents tracts. But de l'opération conduite en la gare de Perrache hier matin : déoncer la grève des traminots qui dure depuis le 12 janvier. "Nous ne sommes ni de droite ni de gauche, nous militons tout simplement pour le dialogue social. Généralement, les associations sont pro-grève, nous, nous sommes contre les grèves qui paralysent le système." précise me président de Liberté Chérie, Fabrice Ribet.Un ras-le-bol des usagers qu'une dizaine de membres sur une centaine a décidé de relayer. Une actin intervenant moins d'une année après le succès de celle de Paris. Le 15 juin 2003, l'action "spontanée" de l'organisatin avait rassemblé près de quatre vingt mille personnes dans les rues de la capitale pour la réforme des retraites. Celle d'hier a semble-t-il trouvé un écho retentissant chez les usagers du tramway. "Beaucoup d'entre eux viennent discuter. C'est la preuve qu'ils se sentent concernés." se réjouit Christophe Maillard, un autre membre de l'association. Après avoir lu le tract, un usager engage la discussion avec un des membres de l'association : "Il faut qu'on se mobilise à vos côtés pour donner du poids à cette démarche." Depuis son commencement à la mi janvier, le cnflit n'a toujours pas trouvé d'épilogue entre la direction des TCL et les conducteurs du tramway. Un statu quo qui irrite l'association lyonnaise. "Il y a un manque évident de dialogue entre les deux parties." constate Christophe Maillard. Et de poursuivre : "Les traminots réclament une prime de 150 euros qui nous paraît illégitime. Ils sont la sécurité de l'emploi et ils prennent en otage des usagers qui paient leur abonnement mais ne bénéficient pas d'un service continu". L'association voudrait qu'à l'image de Paris, un système "d'alarme sociale" voit le jour à Lyon afin "d'obliger les parties à dialoguer avant d'engager une grève". Liberté Chérie plaide également pour une nouvelle gestion financière du réseau. "Nous voudrions qu'elle soit confiée à la SLTC et plus au Sytral de façon à améliorer les rapports sociaux". Et d'instaurer la concurrence pour l'exploitation. "Une entreprise pour le métro, une autre pour le bus et une dernière pour le tramway". Pour appuyer leur démarche, les membres de l'association ont récemment mis en ligne une pétition sur leur site internet (/lyon). "Quand nous aurons recueilli deux mille signatures, nous demanderons à rencontrer le président du Sytral", souligne Fabrice Ribet. Des signatures qui pour l'instant sont au nombre de deux cents.
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