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Transports marseillais : négociations et grogne

le 17/11/05

Presse Océan, le 14 novembre 2005

Les discussions entre la direction de la Régie des transports de Marseille (RTM) et les syndicats ont repris, hier, au 35e jour de grève. Les deux parties qui se sont retrouvées une nouvelle fois sous l'égide de l'inspection du travail sont convenues de se revoir ce matin.

Les discussions ont essentiellement porté sur la menace de la direction d'introduire une nouvelle demande de citation en référé devant le TGI. Regrettant « 20 heures de négociations pour rien », le directeur général de la RTM, Marc Girardot, avait estimé vendredi que le nouveau préavis ne correspondait pas au véritable mobile de la grève et prévenu qu'il réintroduirait un référé « dès qu'on le pourra ».

« Un pas de fait »

Dénonçant les « provocations» de la direction, Alain Vercellone (CGT) a toutefois espéré que « les négociations puissent s'ouvrir véritablement lundi (aujourd'hui) ».

Selon le responsable CGT, les syndicats « ont fait un pas» en acceptant que la « Connex ou toute autre entre-prise» apporte « une aide technique limitée dans le temps» à la RTM, qui serait maître de la gestion du tramway, a ajouté Alain Vercellone.

Gaudin pas d'accord « Cette solution ne serait acceptable que dans l'hypothèse où la CUM déclarerait l'appel d'offre infructueux» car aboutissant à une candidature unique, a-t-il toutefois souligné.

Depuis la clôture de l'appel d'offre, seule l'alliance RTM/Connex a fait part publiquement de sa candidature.

Le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a cependant rejeté cette solution, préconisant une « association dans le fonctionnement» entre la RTM et un partenaire privé « pour éviter qu'il n'y ait trop de déficit à payer par le contribuable ».

Usagers en colère

Enfin pour la première fois depuis le début d'un conflit, des usagers sont descendus dans la rue pour dire « stop à la grève « débutée le 4 octobre.

A l'appel de plusieurs associations, les manifestants ont dénoncé les « syndicalistes » qui « une nouvelle fois prennent Marseille en otage » et demandé « l'ouverture à la concurrence des transports collectifs".