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Ordre social, l' |
Ouest-France, le 14 novembre 2005
Les négociations syndicats-direction n'ont rien donné Les salariés des transports publics marseillais décideront, ce matin, la reconduction d'une grève recommencée vendredi. Hier, pour la première fois, des usagers sont descendus dans la rue pour leur demander de reprendre le travail.Direction et syndicats de la Régie des transports de Marseille ont repris leurs discussions, hier, pour tenter de trouver une solution au conflit. Interrompue pendant quelques jours, sur décision de justice, la grève (qui a duré 35 jours) a repris vendredi. Une nouvelle entrevue aura lieu ce matin, à 10 h, alors que les pour parlers d'hier n'ont rien donné. « Le directeur nous a parlé de référé, de vote à bulletins secrets, de réquisition, explique Alain Vercellone (CGT). Pour nous, c'est de la provocation.» Hier, 9% des bus seulement circulaient dans Marseille, le trafic des métros étant assuré à 63%, selon la direction. Les syndicats craignent toujours une privatisation de leur entreprise. Pour la première fois depuis le début du conflit, des usagers sont descendus dans la rue pour dire «stop» à la grève commencée le 4 octobre à l'appel des associations Contribuables associés et Liberté chérie, un demi-millier de manifestants, environ, ont dénoncés «syndicalistes qui, une fois de plus, prennent Marseille en otage» et demandé « l'ouverture à la concurrence des transports publics». A noter la présence, sur place, du porte-parole de Génération écologie... mais, lui, était là pour déplorer une grève «qui risque de pousser les gens à prendre leurs voitures en les rendant méfiants vis-à-vis des transports en commun» .
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