Libert� Ch�rie
Libert� Ch�rie
Action ! Idées Medias
SNCF : Société Nationale de Catastrophes Financières
Rechercher :
Recherche avancée
La f�d�rationMon comit�Tous les comit�sMon compteForum

SNCF : la plus grande catastrophe (ferroviaire) du monde ?

SNCF : la plus grande catastrophe (ferroviaire) du monde ?

Grèves SNCF : Le Service Public tourné en dérision

La productivité à la SNCF et dans les services publics français

Scandale à la SNCM

L'usine à gaz de GDF

Grève dans les transports publics : New York / Paris

Les transports régionaux, désastre caché

L'ouverture du transport ferroviaire à la concurrence

Projet pour une révolution

Réduire l'Etat à ses justes proportions : la Nouvelle Zélande

Les cheminots font la guerre au peuple français

Programme pour un président
par Jacques Garello Le libéralisme français n'est pas construit, il est à construire : les fondation...

La vingt-cinquième heure
Vingt-cinquième heure, la par Constantin Virgil Georghiu Présentation de l'éditeur : En 1938, Ioha...

Envoyer à un ami
Imprimer

SNCF : Société Nationale de Catastrophes Financières

par Jean-Pierre Chevallier, le 02/12/05

SNCF : Société Nationale

de Catastrophes Financières


Les comptes de la SNCF font peur ! Heureusement les Français sont tranquilles car ils ne s'y intéressent pas et la SNCF publie de jolis contes pour les bercer dans leurs illusions au lieu de les afficher clairement. Cependant, l'iFRAP a déniché le véritable chiffre d'affaires de la SNCF. Il est révélé à la ligne produit des trafics (l'expression est vraiment justifiée !) publiée dans le Mémo-Stat du contrôle de gestion central de la SNCF alors qu'il aurait dû figurer en première ligne des comptes certifiés.

Pour le seul transport ferroviaire, 8,6 milliards d'euros seulement sont effectivement payés par les clients de la SNCF (par les voyageurs et pour le fret) pour un total des produits de 16,3 milliards en 2004, ce qui signifie que les clients ne paient que 53 % du véritable coût de leurs billets. Le reste, 7,7 milliards d'euros en 2004 soit 47 % est constitué de diverses subventions payées finalement par les contribuables... En transposant ces ratios pour le groupe SNCF, avec un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros, les subventions sont de l'ordre de 10 milliards. En outre, les contribuables supportent une dette à long terme de 55 milliards pour le transport ferroviaire (au 31 décembre 2004) selon les chiffres publiés dans les comptes certifiés de la SNCF et de RFF (Réseau Ferré de France).

Par ailleurs, les charges de retraite ne sont pas provisionnées... en conformité avec des lois fort opportunes ! Elles ne sont pas publiées. Cependant, ces créances existent. Elles sont certaines et elles sont à la charge des contribuables. Il en est de même pour La Poste dont le rapport de gestion retient 70 milliards d'euros pour... ce poste (note 26 page 92). Comme le nombre de retraités est du même ordre dans ces deux entreprises dont les caractéristiques sont très proches, les charges de retraite de la SNCF peuvent être évaluées à ce même montant.

Au 31 décembre 2004, la SNCF avait donc 55 milliards d'euros de dette à long terme + 70 milliards de charges de retraite soit 125 milliards de dettes, 2 000 euros par Français du nouveau né au centenaire, auxquels s'ajoutent une dizaine de milliards d'euros en 2005 de subventions pour couvrir les dépenses courantes.

Ce sont les contribuables qui paieront ! La SNCF n'est pas un service public que le monde entier nous envie, mais une catastrophe financière qui s'ajoute à d'autres comme celle de La Poste, eDF, GDF, la RATP, la SNCM, etc. Ce sont des centaines de milliards d'euros de dettes qui devront être payées à l'avenir par des impôts.

Les anciens dirigeants communistes ont provoqué de très grandes catastrophes financières. 900 millions de Chinois sont très pauvres. 400 millions d'autres travaillent très durement sans en profiter car il leur faut engranger 700 milliards de dollars de réserves dans les coffres de la Banque centrale pour compenser les 300 à 500 milliards de dollars de dettes d'entreprises publiques. Cependant, les Chinois ont de la chance car leurs dirigeants communistes actuellement au pouvoir ont compris que seul le capitalisme libéral peut assurer la richesse des nations et de ses habitants, et ils l'appliquent pour leur plus grand bonheur.

Aux Etats-Unis, les compagnies de transport ferroviaire sont des sociétés privées cotées en bourse qui gagnent de l'argent et qui en font gagner à leurs actionnaires et aux retraités qui placent leur épargne dans des fonds de pension qui l'investissent dans de telles entreprises.

Les centaines de milliards d'euros dilapidés par les administrations et les entreprises publiques auraient pu créer de la richesse au lieu d'en détruire s'ils avaient été investis dans de véritables entreprises. C'est de l'argent non gagné qui circule en contrepartie d'un travail dont le produit n'est pas payé par des clients, et c'est inflationniste pour l'avenir proche.

Les Français, sont très majoritairement opposés au libéralisme. Tant pis pour eux, tant pis pour nous. C'est du suicide collectif dit Silvio Berlusconi qui sait lire et comprendre des bilans, lui, et qui est confronté aux mêmes problèmes.


Jean-Pierre CHEVALLIER est Professeur d'économie à l'Université de Nice. (son blog à l'Institut Turgot)