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Etat culturel,L' |
par Jean-Louis ANTOINE Source : L'Est Républicain Prof d'histoire-géo, Nancéien âgé de 29 ans, Eric Cunat cultive sa « Liberté chérie ». Hier soir, place Maginot, Eric Cunat et ses amis des « Contribuables associés » célébraient avec un brin de retard, mais avec une fidélité tangible la désormais incontournable fête du 16 juillet, « ce mythique jour de l'année » où les citoyens français accablés de prélèvements obligatoires cessent de travailler pour l'Etat et commencent enfin à glaner un peu d'argent pour eux-mêmes. Distributions de tracts, pins d'un demi-euro, symbolisant le fait que l'Etat prélève la moitié de la richesse nationale, et flyers, servaient de sésames pour convaincre des Nancéiens visiblement sensibles à la justesse du constat. Changer la donne Multi-casquettes, Eric Cunat vient parallèlement de fonder avec le publicitaire Jean-Paul Oury et le médecin anesthésiste Maxime Rollin le comité local « Liberté chérie ». Le tout frais président qui s'enorgueillit de drainer une quinzaine de membres et autant de sympathisants dans les rangs des cercles libéraux d'Alain Madelin présente « cette association fondée en 2004 par une poignée d'étudiants de Sciences Po Paris qui fait tâche d'huile dans tout le pays et se propose de « changer la donne en France pour qu'enfin passent les idées libérales, les seules à qui tout réussit aujourd'hui en Europe et dans le monde ». Le creuset libéral, le prof d'histoire-géo originaire du Thillot est tombé dedans « en 1998 sur le campus de Nancy lorsqu'il a rencontré Carrie et Genna, deux fringantes jeunes Américaines qui serraient l'Union Jack et ses valeurs sur leurs coeurs. Elles m'ont lancé une invitation à les rejoindre en Pennsylvanie et j'ai découvert les USA, ce pays dont on dit pis que perdre en France. Je me suis aperçu que les pauvres étaient beaucoup moins nombreux que ce qu'on affirmait ici et que le salaire moyen était en tout cas largement supérieur au SMIC. Ca m'a mis la puce à l'oreille », confirme Eric Cunat qui a tout de go relu Tocqueville, découvert les options d'Alain Madelin et intégré sans tarder les fantassins libéraux. Le paradoxe français Visiblement ravi que le « non » l'ait emporté au référendum sur le projet de traité constitutionnel, Eric Cunat s'attend à tirer les bénéfices du nouveau paradoxe français « qui sous prétexte de s'élever contre l'ultra-libéralisme a porté à la tête de l'Union européenne Tony Blair en position de force pour appliquer un credo politico-économique qui lui ressemble ». Dans l'attente, Eric Cunat et ses amis comptent multiplier les initiatives. Cela va du dixième anniversaire de Chirac à l'Élysée qui leur a permis de dénoncer « les promesses non tenues, les déficits publics accumulés et les amitiés avec les dictateurs » à une présence renforcée sur le terrain. Sortis de l'anonymat après la campagne référendaire, les libéraux balisent les provinces avec les idées d'Alain Madelin qu'ils ont reçu voici quelques semaines à Nancy. Ils comptent « aussi être présents dans le débat local ». Ainsi sont-ils attendus pour leur soutien lors de la législative partielle anticipée de la rentrée sur la circonscription de Nancy 1. A qui ira leur sympathie ? Telle est la question...
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