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Deux succès du libéralisme à l'étranger : l'Irlande et la Nouvelle-Zélande

par Guillaume Vuillemey, le 05/02/06
Les détracteurs du libéralisme doivent parfois se mordre les doigts. On connaît leur amour du chômage qu'ils rêvent de voir croître à chaque réforme visant à instiller un peu plus de flexibilité dans une législation du travail pléthorique. On comprend mieux la vigueur des attaques dont est injustement victime le libéralisme quand on imagine à quel point la frustration doit être grande pour ceux qui ne voient en lui qu'une philosophie de la régression sociale. Les deux réussites flamboyantes brièvement exposées ci-dessous doivent nous rappeler le caractère fondamentalement social des sociétés de liberté.

Nous ne nous attacherons pas ici à montrer toute l'étendue des réformes entreprises ainsi que leurs spectaculaires résultats. Des liens pourront rediriger le lecteur vers des sources d'informations plus abondantes.

Le cas de l'Irlande :

En 1985, l'Irlande était un pays pauvre, classé avant-dernier au sein de la Communauté Economique Européenne. Ce pays est aujourd'hui le deuxième plus riche de l'Union Européenne, derrière le Luxembourg - dont la faible taille explique le PIB par habitant élevé. Une série de vastes réformes libérales sont à l'origine de ce profond bouleversement. Tout d'abord, la création de richesses n'est plus pénalisée, incitant ainsi chacun à investir, à innover, à travailler. Pour preuve, une vaste réforme fiscale a fait passer le taux de l'impôt sur le revenu de 37% à 19%, ainsi que l'impôt sur les sociétés de 50% à 16%. Au final, le taux global des prélèvements obligatoires est aujourd'hui de 34% contre plus de 50 il y a 20 ans. Il s'agit là d'une très forte incitation à la création de richesses. Des milliers d'entreprises se sont créées ou installées, les autres ont massivement embauché. Il en est résulté des centaines de milliers de créations d'emplois. Cette politique couplée à de vastes assouplissements du marché du travail a fait chuter le taux de chômage de 16,8% en 1985 à 4.4% aujourd'hui. On assiste même depuis quelques années à une pénurie de main d'oeuvre, comblée par un recours à l'immigration, principalement asiatique et européenne.

Dans le même temps, les salaires ont considérablement augmenté, ainsi que le pouvoir d'achat. Les demandes d'aides sociales sont marginales et les sommes octroyées élevées : elles ont presque doublé en 20 ans, s'élevant aujourd'hui à 11500$ par an pour un chômeur.

On le voit, une politique authentiquement libérale, conjuguant libération de l'offre et flexibilité du marché du travail, est à l'origine d'une véritable relance de l'économie et de véritables réussites sociales.

Pour plus d'informations sur le cas Irlandais :
- Une étude comparative complète
- Un article détaillé sur le site de Liberté Chérie


Le cas de la Nouvelle-Zélande :

C'est grâce aux mêmes réformes profondément libérales - passage à une économie de l'offre et flexibilité du marché du travail - que la Nouvelle-Zélande s'est enrichie, développée et a continuellement fait diminuer les fléaux du chômage et de la pauvreté. Tout d'abord, une réforme fiscale a considérablement allégé le poids de l'Etat et les contraintes qu'il fait peser sur la société civile. Administrations et services publics ont été passés au crible du principe de responsabilité, leur efficacité à été évaluée et, au final, les effectifs ont chuté de 66%, la productivité a bondi de 60% pendant que la satisfaction des usagers était en hausse. Il en est résulté une très forte baisse des prévèvements obligatoires, qui sont passés de 44% à 27% du PNB depuis 1984. Il s'agit là d'un formidable facteur de dynamisme, d'une incitation hors du commun à créer des richesses et à innover. Parallèlement, le code du travail - qui devient un véritable code du chômage lorsqu'il est trop volumineux - a été considérablement assoupli. La flexibilité fait recette, puisque la Nouvelle-Zélande connait aujourd'hui le plein emploi.

Une fois de plus, le libéralisme n'est pas le problème. Il est une solution particulièrement efficiente à la morosité économique et au chômage de masse.

- Un article de grande qualité sur le site de Liberté Chérie