Libert� Ch�rie
Libert� Ch�rie
Action ! Idées Medias
2 février : L'Etat-Providence n'est pas la solution, c'est le problème !
Rechercher :
Recherche avancée
La f�d�rationMon comit�Tous les comit�sMon compteForum

Grèves dans la fonction publique le jeudi 2 février

Projet pour une révolution

Salaire des fonctionnaires : un débat d'un autre âge

Réduire l'Etat à ses justes proportions : la Nouvelle Zélande

Liberté Chérie ou l'essor de la société civile

Le 20h de France 2 met les revendications de Liberté Chérie en avant !

Compte-Rendus de l'université d'été 2005

Liberté Chérie Nice fait aussi la grève !

Liberté Chérie Nice pour l'interdiction du droit de grève des fonctionnaires

Liberté Chérie lance le jeu Monopole Public

Retraites : c'est du gâteau !

Le PS a eu sa grande réforme : celle des 35 heures. L’UMP a aujourd’hui sa Martine, sa grande ambition avec le plan de cohésion sociale.

L'écologiste sceptique
Écologiste sceptique l' par Bjorn Lomborg Présentation de l'éditeur : Pollution atmosphérique, épu...

Libéraux, les
par Pierre Manent Futuribles: L'un des effets du drame du 11 septembre 2001 est d'avoir redonné de ...

Envoyer à un ami
Imprimer

2 février : L'Etat-Providence n'est pas la solution, c'est le problème !

par Guillaume Vuillemey, le 01/02/06
L'ensemble de la fonction publique sera une nouvelle fois en grève le jeudi 2 février pour revendiquer des hausses de salaires et de budgets. Il ne nous appartient pas ici de juger du niveau des traitements des fonctionnaires, mais au contraire de poser les questions fondamentales - trop souvent occultées - qui sous-tendent le débat sur la fonction publique : Les hausses continues des effectifs dans les administrations et les services publics ont-elles permis un accroissement de la qualité du service rendu ? Les augmentations répétées des taxes et des impôts ont-elle permis d' offrir à chacun l'emploi qu'il est en droit d'espérer ?

A ces questions, les confédérations syndicales grévistes tenteraient certainement, par maints détours, de répondre par l'affirmative. Et il est fort à parier qu'elles renchériraient pour expliquer, en feignant la conviction, que de nouvelles hausses de budget permettraient sans difficultés de pallier aux très nombreuses carences actuelles de l'Etat - de la baisse du niveau des élèves aux déficits abyssaux.

A ce raisonnement propre aux thuriféraires de l'Etat-providence, Liberté Chérie oppose quelques évidences aisément constatables :

- Il est patent que la qualité d'un service public ne se définit pas au prorata de l'argent qui lui est consacré. L'Education nationale offre à cet égard un exemple pertinent. Ainsi, entre 1974 et 2002, la dépense d'éducation a connu un taux de croissance annuel moyen de 2.5%, supérieur à celui du PIB (en hausse de 2.1% par an sur la même période). Il est également à noter que le nombre d'élèves s'est inscrit en nette baisse durant ces années. La satisfaction des parents d'élèves est elle aussi à la baisse, en témoigne la hausse spectaculaire des demandes d'inscriptions dans les établissements privés. Notre propos n'est point ici d'appeler à de vastes coupes budgétaires ; le mal est structurel, il appelle des réformes structurelles.

- Tout euro dépensé par l'Etat a auparavant été prélevé à un contribuable français, diminuant d'autant son pouvoir d'achat, donc sa liberté de choix (Le mot "contribuable" est ici entendu au sens large et chaque Français en fait donc partie, puisque personne n'échappe à des taxes telles que la TVA). Tout impôt, direct ou indirect, grève le budget des ménages ; toute hausse des prélèvements obligatoires érode le pouvoir d'achat. Ainsi, non seulement les ménages - et les plus démunis n'y échappent malheureusement pas - se trouvent lourdement pénalisés, mais au surplus les entreprises rechignent à investir en France, privant ainsi les Français d'emplois dont ils auraient fort besoin.

- L'Etat n'est pas le plus apte à assurer nombre des fonctions dont il détient aujourd'hui le monopole. Et si, comme les laudateurs du tout-public le prétendent parfois, aucun prestataire privé ne pourrait offrir de service équivalent à celui que rend le secteur public, alors pourquoi craindre la concurrence ? L'Etat doit maintenant restaurer la liberté de choix de chaque citoyen. Cela suppose d'introduire une saine situation de concurrence partout où cela est réalisable (transport, éducation, santé, électricité, ...). Pour être respecté, l'Etat doit être respectable. Or il est aujourd'hui envahissant, freine les initiatives et bride nombre des libertés individuelles les plus fondamentales.

Ainsi, à rebours des revendications corporatistes des syndicats, Liberté Chérie demande à l'Etat français sa mise rapide en cure d'amaigrissement. Dans un monde moderne, en perpétuel changement, ce qu'il faut à la France, c'est un Etat réduit et souple, garant des libertés individuelles. Cela implique la fin de l'Etat-providence tel qu'il est aujourd'hui conçu.