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Thierry JEAN-PIERRE ne croyait pas si bien dire quand, en 2002, il fit paraître un livre intitulé « L’Etat en délire » dans lequel il explique la « part belle » offerte aux fonctionnaires. Mais force est de reconnaître qu’aujourd’hui, c’est une minorité d’étudiants qui tente désespérément de prendre le pouvoir dans les universités. Comme l’expliquait Jean-Yves NAUDET dans « Un mouvement liberticide », ce sont généralement 500 étudiants qui vont voter à l’AG des universités (sur un total de 20.000 étudiants). Evidemment, le vote ne s’effectue pas dans des conditions démocratiques, trotskisme oblige. Il s’effectue à main levée : gare à celui qui ne vote pas la grève ! L’UNEF s’est ainsi alliée à des mouvements violents, en premier lieu duquel « Alternative Libertaire » dont les méthodes n’ont rien à envier au FN. De plus, les étudiants ne se reconnaissent pas tous dans ces « bains de foule » violents : la Faculté de Droit et d’Economie Appliquée a ainsi fait l’objet d’un reportage intéressant sur France 2. A quelques mètres d’elle, se trouve sa « voisine », la Faculté de Lettres. Le spectacle n’est pas le même : la Faculté de Droit et d’Economie Appliquée est réputée pour être sourde aux grèves contrairement à la Faculté de Lettres qui n’a pas hésité à profiter de la première occasion pour se mobiliser. Que celle-ci ne dispense aucun cours, c’est une chose (même s’il est intolérable que certains étudiants se voient bloquer l’accès aux amphithéâtres), mais que ses étudiants se mobilisent pour aller bloquer la Faculté de Droit, c’en est une autre ! Mais heureusement, les étudiants de celle-ci comprennent l’intérêt d’aller en cours et veulent, avant tout, protéger la réputation de leur Université. C’est ce qu’ils ont répondu à une poignée d’étudiants de la Faculté de Lettres venus faire une tentative de blocage. Ces derniers ont, au bout d’une heure, compris que leur intérêt n’était pas de s’éterniser en ces « lieux saints » (il faut rappeler que l’Université d’Aix-Marseille III est la seule à ne pas avoir fait grève durant les événements de Mai 68 : aujourd’hui, de prestigieux enseignants libéraux y dispensent des cours, Philippe MAITRE, Gilbert BOUGI, Jacques GARELLO,…). Animé par les responsables de « Penser Libre », par moi-même et par les responsables de l’UNI, ce débat a trouvé une issue glorieuse puisque les étudiants de la Faculté de Lettres ont fait preuve de mauvaise foi et ont finalement quitté les lieux. Mais ce qui est appréciable en premier lieu est qu’enfin, des étudiants libéraux (ou plutôt non-étatistes) se sont rebellés en menaçant ouvertement les « grévistes » : « si vous m’empêchez d’aller en cours, nous vous jettons hors de notre faculté à coups de battes de baseball ». Le message est violent mais a le mérite de la clarté. Après les usagers de la RTM, ceux de la Faculté veulent faire cesser ces prises d’otages syndicales,… Cette action a été menée par le Comité local Aix Marseille de Liberté Chérie en collaboration avec d'autres associations refusant le blocage des universités. Plus d'informations sur le Comité Local Aix Marseille de Liberté Chérie
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