|
||||||||
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
||||||||
![]()
![]() Demain le capitalisme
|
Face à la contestation des étudiants contre le contrat première embauche, des mouvements s'organisent pour dire non au blocage des facultés, comme à Toulouse et à Paris, où une manifestation a eu lieu mardi après-midi place de la Sorbonne. A Paris, la fédération d'associations Liberté Chérie a organisé un rassemblement avec comme mot d'ordre: "Stop au blocage, oui à la liberté d'expression", à laquelle participaient notamment des mouvements comme Halte au blocage, SOS Facs bloquées ou SOS Education. Ils étaient un peu plus de 600, a-t-on indiqué de source policière et 2.000 selon les organisateurs. "Les personnes qui disent se battre contre le CPE et la précarité oublient un peu trop que les étudiants aux résultats moyens vont sans doute rater leur année parce qu'ils n'auront pas pu étudier correctement, ou que les familles précaires vont avoir des difficultés à payer une année d'étude supplémentaire à leur enfant", a déclaré à l'Associated Press Christophe Maillard, porte-parole de Liberté Chérie, qui se dit toutefois plutôt contre le CPE. "Il doit y avoir un débat serein sur le CPE, qui doit se faire sans priver les étudiants de leur liberté d'étudier". "Nous sommes ici pour protester contre le blocage de certaines universités, qui dure depuis trois semaines. On veut montrer qu'il y a une majorité silencieuse qui est contre ce blocage", a renchéri Pierre-Henry Pouchelon, étudiant en économie à Dauphine. "Le blocage, ce n'est qu'une minorité d'étudiants très bien organisés composés de groupes d'extrême gauche. Les assemblées générales sont manipulées", a ajouté à ses cotés Guillaume Bazin, étudiant en droit à Assas. Dimanche à 15h un nouveau rassemblement est prévu sur la place de l'Hôtel de Ville à Paris. A Toulouse, une manifestation, qui n'a finalement pas eu lieu du fait d'un rassemblement anti-CPE, avait également été prévue mardi sur la place du Capitole pour dire non au blocage des facultés. Grâce à des sites web, des blogs et par connaissances, les anti-blocage des trois facultés toulousaines tentent de se rassembler. A la faculté de droit et de sciences sociales de Toulouse, où les cours sont toujours suspendus, un référendum sera organisé mercredi durant toute la journée par la présidence de l'université pour savoir si les étudiants veulent reprendre les cours dès vendredi. En mastère de sciences politiques, Charles-Antoine d'Aragon, 25 ans, qui se dit pro-CPE et proche de Halte au blocage, bat le rappel par téléphone et courriel auprès de ses connaissances pour qu'ils aillent voter, afin que la faculté puisse reprendre ses activités. Le 16 mars dernier, des incidents entre anti-CPE et anti-blocage avaient eu lieu à la fac de droit. "Lundi, lors de l'AG organisée par l'UNEF, on a empêché certaines personnes de voter et le vote a été très serré, à une trentaine de voix près", a affirmé ce sympathisant du syndicat de droite UNI. Tout en étant favorable au syndicalisme, l'étudiant dénonce l'attitude qu'il juge anti-démocratique et irresponsable des syndicats de gauche, chez qui il soupçonne d'autres intérêts dans cette mobilisation, notamment à la veille de leurs élections. AP
|
|||||||
|
Fédération Liberté Chérie - 39 rue Henri Barbusse - 92000 Nanterre - 06.29.62.06.79 - liberte@liberte-cherie.com | ||||||||