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Liberté Chérie n’est pas seulement une association « impliquée » dans les conflits sociaux et la lutte contre les blocages des syndicats et de certaines associations étudiantes. Liberté Chérie a aussi vocation à diffuser au plus grand nombre les idées libérales en s’appuyant sur de prestigieux conférenciers. Ainsi, l’association a pu compter, dans le passé, sur la présence d’auteurs aussi illustres que Jacques GARELLO ou le Doyen de la Faculté d’Economie Appliquée d’Aix-en-Provence, Jean-Pierre CENTI. Or, si une manifestation anti-blocage est compliquée à organiser et relativement très coûteuse, il en va de même pour la tenue d’une conférence qui nécessite (pour être réussie) presque un mois d’organisation. Première étape : trouver les conférenciers. Evidemment, il faut intelligemment doser entre compétences scientifiques des personnes « convoitées » et leurs capacités oratoires. Mieux vaut quelqu’un de pas forcément reconnu scientifiquement mais ayant des qualités d’expression exceptionnelles. Les conférences de LC ne doivent pas être trop « pointues » : nous ne sommes pas une organisation d’experts. Notre but est de retranscrire le « compliqué » message libéral avec des mots simples. Nul besoin d’étudier en profondeur « L’Ethique de la Liberté » de ROTHBARD ou « La Route de la Servitude » de HAYEK. Les éléments principaux de leurs œuvres suffiront. Deuxième étape : trouver des organisations partenaires. Il est toujours bon de co-organiser des conférences avec d’autres associations libérales. Nicolas DEMOURES a ainsi tenu une conférence commune LC Auvergne-Cercles Libéraux. L’essentiel est de faire attention de ne pas se lier avec des partis politiques ou des associations « politisées ». Le choix du partenaire est vital. Troisième étape : le lieu de la conférence. Je recommande fortement à tout organisateur de conférence de la tenir dans un amphithéâtre de faculté. Pourquoi ? Tout simplement parce que LC n’aura pas à débourser le prix d’une salle et un amphithéâtre permet de drainer du monde. Les étudiants sont souvent intéressés par les conférences. A Aix-en-Provence, nous avons ainsi organisé une conférence sur les monnaies libres et, malgré la relative technicité du sujet, nous avons réuni près de 250 personnes (sans oublier, selon les dires de Thomas VASSEROT, les dizaines de personnes n’ayant pas pu accéder à l’amphithéâtre, faute de places disponibles. Ce qui ne veut pas dire que les organisateurs devront choisir l’amphithéâtre le plus grand de la Faculté. Il est dangereux d’opter pour un amphithéâtre de 500 personnes car, même si les organisateurs réunissent 250 personnes (ce qui est souvent irréaliste), un sentiment de vide et de creux dominera alors. La réservation de l’amphithéâtre devra s’effectuer assez rapidement sous peine de se faire « doubler ». Quatrième étape : le jour et l’horaire de la conférence. Tous les jours sont bons, sauf le vendredi, le samedi et le dimanche. Concernant l’horaire, 18h me semble une bonne heure. Pourquoi ? Parce que presque tous les étudiants auront fini leurs cours à cette heure-ci. Ce n’est ni trop tôt, ni trop tard. Cinquième étape : la date de la conférence. Là aussi, tous les paramètres devront être pris en compte. Faire attention à la proximité des examens ou des vacances scolaires. Les périodes « fastes » sont les mois d’octobre, novembre, mars et avril. Sixième étape : le titre de la conférence. L’élaboration des tracts, affiches et communiqué de presse est une étape cruciale : le titre de la conférence devra être rondement choisi. Soyez un peu hypocrite à ce sujet. Ne vous dévoilez jamais totalement sans pour autant être trop vague. Par exemple, lors de la conférence que nous avions organisée sur la monnaie, il est évident que je voulais faire passer le message d’une réforme totale du système monétaire en en donnant les clés aux banques privées et au reste de la société civile. Mettre pour titre : « Vers des monnaies privées ? » aurait été une tactique suicidaire. Il ne faut pas être, non plus, trop technique. « Vers un nouvel intermédiaire d’échange : la monnaie électronique » s’il ne dévoile pas la privatisations monétaire, aurait fait fuir les 9/10 des étudiants. « L’avenir de l’euro en questions » aurait été, quant à lui, trop banal. Il a donc fallu trouver une solution intermédiaire : « L’euro en péril…quelles seront les monnaies de demain ? » nous a paru, à Christophe MAILLARD et moi-même, le meilleur titre possible.
Huitième étape : le moment de la communication. Inutile de s’y prendre un mois à l’avance. Deux semaines complètes suffiront pour communiquer. Inutile aussi de s’y prendre seulement le jour même sauf (et ça m’étonnerait) si vous vous sentez capable de vous dédoubler partout dans l’Université Neuvième étape : le film de la conférence. C’est le bonus suprême. LC vous invite à trouver, par tout moyen, quelqu’un filmant la conférence. Pour notre part, grâce à l’aide inestimable de Charles ARNOUX, directeur des études du Magistère « Médias et formation économique », deux étudiants ont accepté cette « mission ». Dixième étape : Un apéritif. Vous devrez, si vous organisez un petit apéritif, réserver également une petite salle. Sachez que, si votre conférence dure 2h30, peu de personnes resteront jusqu’à la fin. Dépensez environ 70 euros pour cet apéritif. DERNIER CONSEIL : SACHEZ GERER EFFICACEMENT VOTRE TEMPS !!! Il m’étonnerait que vous puissiez vous occuper d’une conférence à temps complet. Sachez donc utiliser votre temps de la manière la plus efficiente possible. Inutile de vous éparpiller, inutile d’aller tracter à Marseille si votre conférence a lieu à Aix-en-Provence. Inutile d’aller envoyer des invitations au Maire ou au Préfet : ils ne viendront pas et vous perdrez votre temps ! Si votre conférence est d’essence économique, inutile d’aller tracter dans les facultés de sciences…
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