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Cuba avec Castro est une dictature !

Castro et Cuba

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Stop aux mensonges castristes !

par Fédération Liberté Chérie, le 04/08/06
Cela devait bien finir par arriver. Fidel Castro est souffrant, à tel point qu’il a été contraint de céder le pouvoir à son frère Raúl pour la première fois depuis le coup d’Etat de 1959. Le règne macabre de Fidel Castro touche à sa fin, et l’on ne peut que s’en réjouir car cela signifiera peut-être la libération du totalitarisme communiste dont est victime le peuple cubain. Mais, alors que nous pouvions nous attendre à une condamnation sans équivoque du régime castriste par nos médias et nos hommes politiques, je suis profondément outré d’entendre perpétuellement sur nos ondes que la révolution cubaine aurait « tout de même apporté la couverture santé universelle et l’éducation gratuite pour tous ». Cette affirmation est souvent présentée pour légitimer les privations ignobles de liberté dont sont victimes les Cubains. C’est comme si l’on justifiait les crimes nazis en disant qu’Hitler avait construit les premières autoroutes et les premiers avions à réaction.

Mais le plus grave, c’est surtout qu’il s’agit d’un mensonge, véhiculé en France entre autres par la propagande qui transpire de cet infâme torchon nommé Monde Diplomatique (dont le directeur général, Bernard Cassen, est un grand ami du Lider Maximo), et repris par bon nombre de médias français. En vérité, comme le dit si bien Fernando Arrabal dans son pamphlet Lettre à Fidel Castro : « Cuba, assure-t-on, a fait deux bonds de géants en deux domaines : Education et Sécurité Sociale. Sur ces deux chapitres à mon avis, ses bonds ne sont pas de géant, pas même de gnome, mais d’écrevisse, car, on le sait, c’est là un animal qui va à reculons. »

Tout d’abord, un dicton révolutionnaire cubain en dit long sur la mentalité castriste quant à l’éducation : « Mieux vaut un maître analphabète communiste plutôt qu’un homme compétent qui ne le soit pas. Le petit Cubain devra avoir les mains propres et le cerveau lavé. » Cela témoigne bien du fait qu’à Cuba, l’instruction se résume simplement à du matraquage de propagande marxiste-léniniste. Les bibliothèques contiennent exclusivement des ouvrages qui prônent l’idéologie marxiste et qui célèbrent les leaders des révolutions communistes – alors que l’ouverture sur le reste du monde devrait être l’une des composantes les plus essentielles de l’instruction. Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle l’éducation serait gratuite pour tous est fallacieuse. On estime que des dizaines de milliers d’enfants et d’adolescents sont contraints d’exécuter des travaux forcés dans des camps de travail pour payer leurs études. Il s’agit de travaux agricoles sur lesquels reposent par exemple la totalité de l’exportation d’agrumes cubaine. Mais manifestement, le travail des enfants semble moins choquant à Cuba qu’en Thaïlande !

Certes, le taux d’alphabétisation est passé à 96% en 2000 contre 78% en 1958 (et non pas 40% comme l’affirmait Castro). Mais ce taux est comparable à ceux des pays voisins comme la Colombie, le Brésil, le Paraguay, Panama, le Salvador et même Haïti. Sauf qu’alphabétisation ne rime pas forcément avec érudition, et le niveau universitaire d’un étudiant cubain est bien inférieur à celui d’un universitaire occidental. De plus, sachant que l’université n’est ouverte qu’aux privilégiés du pouvoir, le nombre d’étudiants a été divisé par deux depuis l’arrivée au pouvoir de Castro, tout comme d’ailleurs le budget de l’Education (ce qui aurait été louable à condition que les écoles privées soient autorisées).

Mais c’est sans doute en ce qui concerne le système de santé que la réalité a été la plus galvaudée. Tout d’abord, le système est complètement étatisé, c'est-à-dire que toutes les pharmacies et tous les hôpitaux sont la propriété de l’État. Il est donc vrai que les médicaments sont distribués à tous par le gouvernement. A ce détail près que, loin d’être gratuits, ils sont vendus à leur juste valeur (c'est-à-dire l’équivalent de 2 ou 3 jours de travail pour une boîte de vitamines), en plus d’un supplément visant à combler les déficits de la Sécurité Sociale cubaine. Quant aux hôpitaux, la plupart sont en effet très luxueux, mais malheureusement pour l’homme de la rue, ils ne lui sont pas ouverts. En effet, l’accès n’est autorisé qu’aux visiteurs étrangers et aux privilégiés du pouvoir (dirigeants, militaires, policiers, sportifs). Les autres devront se contenter de médicaments périmés ou mal conservés et de soins expédiés à la va-vite par des médecins débordés et sous-payés. Bref, Danielle Mitterrand avait sans doute eu raison de qualifier Cuba de « paradis socialiste » car c'est bien là un exemple de système socialiste achevé, bien qu'il s'agisse plutôt d’un enfer pour le peuple cubain.

A ces déboires, il faut ajouter la répression de l’homosexualité considérée comme une « déviance sociale », la non-représentation des Noirs dans les sphères du pouvoir (alors que 75% de la population cubaine est noire), et la prostitution. Bien que sous Batista, Cuba ait été surnommée « le bordel des Américains », on observe que le nombre de prostituées a augmenté depuis l'avènement du communisme. Alors qu'à l'époque le nombre de prostituées était proche de 11000, il est maintenant devenu incalculable. En effet, tous les emplois « légaux » étant sous contrôle de l'Etat, la situation de misère est telle que beaucoup de femmes sont contraintes de se prostituer - un délit passible d'emprisonnement - pour subsister. La prostitution était donc moindre avant Castro. Mais le reste était-il pire ?

Outre la corruption endémique qui a causé sa perte, la dictature de Batista était caractérisée par des inégalités criantes entre les campagnes pauvres et les villes relativement riches et modernes. De nos jours, Cuba est toujours très inégalitaire, mais au lieu d’être la conséquence de la modernisation de la société, les inégalités sont dues aux privilèges distribués par le président à ses proches et ses partisans. Alors que sous Batista, Cuba était la 3ème puissance économique d’Amérique du Sud, elle en est maintenant la 15ème. La misère qui ne touchait plus que les paysans touche aujourd’hui tout le monde excepté une caste de privilégiés. Les libertés syndicales qui avaient été renforcées par Batista ont toutes été supprimées. A vrai dire, la dictature et la répression ont été infiniment plus dures sous Castro que sous son prédécesseur (sauf pour les guérilleros communistes bien sûr). Avec la révolution castriste, les Cubains ont perdu sur tous les plans. Espérons juste que la fin de Castro signera la fin du communisme à Cuba et l’ouverture vers une ère de liberté pour le peuple cubain.



Note : mon intention n'est absolument pas défendre Batista ni un quelconque dictateur, mais de rétablir la vérité sur ce qui se passe à Cuba. La dictature de Batista était certes très répressive, mais il ne s'agissait pas encore d'un totalitarisme où la menace de l'arbitraire et la torture étaient omniprésentes.


Sources :

Arrabal, Fernando, Lettre à Fidel Castro, Paris : Les Belles Lettres, 1990

Courtois, Stéphane (dir.), Le Livre noir du communisme, Paris : Bouquins, 1997