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Discours de Christophe Maillard le 27 octobre à Lyon
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Manifestation place de la République: Liberté Chérie sur M6!

La grève continue: Liberté Chérie se prépare à une contre-manifestation

Conférence: Mondialisation chérie

Discours inaugural de la manifestation du 2 Avril 2006

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Discours de Christophe Maillard le 27 octobre à Lyon

par Florent Pinchon, le 27/10/06
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,


Je vous remercie d’avoir répondu à l’invitation de l’association Liberté Chérie Lyon pour participer à cette conférence où nous allons donc faire l’éloge de la mondialisation, à contre courant de ce qu’organise le Contribuable - malgré lui -  en ce moment à Lyon.

En tant que Secrétaire Général de la fédération Liberté Chérie, j’ai le plaisir d’ouvrir cette soirée et de vous dire quelques mots sur Liberté Chérie, sa raison d’être, ses méthodes, sa stratégie et son action.

Tout d’abord, une question simple : pourquoi organisons nous une conférence pour vanter les bienfaits de la mondialisation alors que nous pourrions très bien ce soir aller dans un petit bouchon Lyonnais entre amis ou encore rester chez nous bien au chaud, chaussons au pied ? Pourquoi nous donnons nous ce mal? Pourquoi avons nous créé Liberté Chérie ? Quelle est la raison d’être de notre mouvement et de nos actions telles que celle de ce soir ?

Je vais vous donner quelques éléments de réponse. Avez-vous remarqué à quel point les hommes politiques de gauche comme de droite font l’apologie de l’intervention de l’Etat? Avez-vous remarqué à quel point les idées libérales sont caricaturées, critiquées et repoussées par ces mêmes hommes? Avez-vous remarqué à quel point notre caste dirigeante a pris fait et cause pour les idées keynésiennes de « redistribution » ou encore pour le principe de « régulation » - de la mondialisation par exemple? Encore ce week-end les élus Lyonnais ont débloqué des budgets pour dérouler le tapis rouge à ces idées en organisant un forum pour une « mondialisation responsable ». On sent derrière cette manifestation l’influence des lobbies altermondialistes.

Le mot essentiel vient d’être prononcé : « influence ». Ce seul mot répond à toutes les questions précédemment posées et constitue la raison d’être de notre association. Si les idées altermondialistes, étatistes ou encore socialistes sont si omniprésentes dans le monde politique comme dans les médias, c’est car il existe de nombreux groupes de pression et d’individus qui véhiculent ces idées et exercent une véritable influence. Laissez-moi vous donner une liste non exhaustive ce ces groupes et individus auxquels je fais référence :

-    ATTAC, la CGT, FO, la CFDT, la CFTC, le SNES, Sud, l’UNEF, le SNUI, la DGAC, la Confédération Paysanne, la Confédération Nationale du Travail, l’Humanité,  sont certainement les plus connus, ceux qui viennent rapidement à la pensée de tout un chacun tellement leurs positions sont aussi extrémistes qu’archaïques.

-     Mais on ne se trompera pas si l’on cite également Le Monde, l’AFP (source de tous les journalistes), Télérama, Emmanuelle Béart, Alain Souchon, Les Motivés, Bono du groupe U2, Renaud, les intermittents du spectacle, ou encore tous les individus qui osent porter des T.shirts d’assassins communistes tels que Che Guevara.

Vous l’avez compris : il existe des groupes d’influence qui sont nombreux et variés : associations altermondialistes, syndicats qui n’ont de représentatifs que le nom, médias subventionnés à la botte de l’Etat, artistes déconnectés des réalités, corporations diverses et variées et individus inconscients. Tous ceux-là diffusent les idées étatistes, socialistes et altermondialistes dans les médias, dans les dîners mondains, sur leur lieu de leur travail. Avec une telle artillerie, vous ne serez plus étonnés que notre Président de la République, Jacques Chirac, prenne les rennes du courant altermondialiste sur la scène politique internationale. Non je n’exagère pas : Jacques Chirac n’est-il pas celui qui propose une n-ième taxe, sur les billets d’avion cette fois, pour lutter contre la pauvreté dans le monde, comme si une telle taxe allait sonner le glas de la pauvreté dans le monde ? Dans un tel contexte, vous ne vous étonnerez pas non plus que notre Président de la République décerne à Vladimir Poutine la légion d’honneur.

Les hommes politiques sont au centre d’un système d’influence. De nos jours, ils sont de toutes parts abreuvés d’idées collectivistes et étatistes. Ces groupes ou individus d’influence précités ne sont pas nécessairement majoritaires mais ils sont parvenus à obtenir une écrasante majorité de temps de parole grâce à une stratégie efficace.

J’imagine que vous comprenez maintenant pourquoi nous avons créé Liberté Chérie. Nous avons créé cette association car il est nécessaire qu’en France on trouve un contre-poids face à tous ces groupes de pression. Nous avons créé cette association car il est nécessaire que les hommes politiques entendent autre chose que les sophismes altermondialistes. Nous avons créé cette association pour déplacer le barycentre des idées du marché politique vers des positions plus libérales. Nous avons créé cette association pour redonner un sens au terme « libéralisme » qui à force d’être galvaudé par nos adversaires a fini par échapper à la compréhension des Français. Nous avons créé cette association pour faire revivre les idées de Frédéric Bastiat, de Friedrich von Hayek, d’Alexis de Tocqueville, d’Ayn Rand, de George Orwell, ou de John Locke. Nous avons créé cette association pour rendre populaires et claires les idées humanistes, individualistes, libérales afin qu’elles ne soient plus ignorées des décideurs politiques.

Le chemin qui reste à parcourir est immense. Le combat paraît disproportionné tant nos adversaires sont omniprésents. Certes Liberté Chérie a mis 80 000 personnes dans la rue pour dire « non » aux blocages en 2003 alors que les syndicats paralysaient le pays. Certes, nous avons développé une vingtaine de comités locaux dans toute la France, dont le comité de Lyon qui nous reçoit ce soir. Certes, nous avons obtenu environ 200 passages média l’année dernière. Certes, nous avons fait la « une » des journaux lorsque nous avons organisé notre manifestation contre le blocage de la CGT à Marseille dans le cadre du conflit de la RTM en novembre 2005. Certes des comités locaux se sont brillamment illustrés, à l’image du comité de Lyon qui a su faire entendre une voix discordante lors de l’interminable grève des TCL en 2004. Mais que sommes nous à côté des monstres que sont la CGT ou ATTAC ? Le combat est-il trop disproportionné pour être gagné ?

Nous ne le croyons pas. Nous ne le croyons pas car nous avons une foi inébranlable en nos idées et en leur justesse. Nous ne le croyons pas car il n’est pas nécessaire d’être majoritaire pour influencer un peuple ou pour influer le cours des événements. Souvenez-vous de la Révolution Française. Les Lumières constituaient-ils une majorité ? Non ! Les Lumières, forts de leur foi en les idées humanistes…libérales…ont influencé le peuple Français et l’ont amené à se soulever contre le pouvoir des privilégiés. Malheureusement, ils se sont vite fait étouffer par le pouvoir de l’Etat qui a succédé à celui de la royauté. Et c’est pourquoi nous sommes aujourd’hui dans la situation actuelle, avec d’autres privilégiés et autant d’injustice. Néanmoins, l’exemple des Lumières nous prouve à quel point la cohérence et la puissance des idées peuvent amener de grands changements.

Et puis, nous ne sommes pas si seuls. Nous avons d’admirables partenaires qui réalisent depuis des années un formidable travail, souvent axé sur des travaux de recherche. L’ALEPS dont nous avons ici un représentant en la personne de Serge Schweitzer, l’iFRAP, les Contribuables Associés qui ont relayé notre conférence avec gentillesse, SOS Education, Créer son Ecole, Sauvegarde Retraites, ou encore l’IFP sont autant d’associations qui se battent à nos côtés. Ils nous apportent leur expérience et leurs brillantes études qui sont pour nous des sources souvent utiles. De notre côté, nous apportons à la planète libérale notre dynamisme ainsi qu’un certain accès aux médias que nous sommes parvenus à nous frayer au sein de la jungle anti-libérale française.

Une fois le décor posé, une fois expliqué le pourquoi de notre existence, il convient de se poser la question suivante : comment faire gagner les idées libérales ? Comment faire en sorte que notre but, à savoir la diffusion au plan le plus large possible des idées libérales dans une perspective d’influence, soit atteint ? Liberté Chérie a développé justement une stratégie bien précise afin de parvenir à ce résultat : nous avons tout simplement utilisé les méthodes de nos adversaires qui, comme évoqué précédemment, ont fait plus que leurs preuves.

Comme je l’évoquais en début de discours, nos opposants idéologiques sont parvenus à influencer le peuple avec leurs sophismes. Devant ce constat, nous nous sommes posés la question suivante : comment sont-ils parvenus à un résultat si écrasant ? Comment sont-ils parvenus non seulement à rendre populaires ces sophismes mais également à donner au libéralisme un sens qui n’est pas le sien ?

Il y a plusieurs raisons à ce succès et il est nécessaire de les analyser afin de comprendre pourquoi le libéralisme n’a pas percé et comment lui redonner un souffle :

Tout d’abord, première raison, nos adversaires ont gagné la bataille du marketing politique. Ce n’est pas avec la raison ou la logique qu’ils ont convaincu. Nos adversaires ont convaincu avec les sentiments, avec l’émotion. Nos adversaires sont parvenus à obtenir le « monopole du cœur » pour reprendre une célèbre phrase. Ils ont réussi à faire croire que l’Etat était facteur de justice alors même que les affaires se sont multipliées au plus haut sommet de l’Etat, de Clearstram en passant par les HLM de Paris ou du financement occulte de la plupart des partis politiques. Ils ont fait croire que l’Etat était facteur d’égalité alors qu’il existe aujourd’hui une caste de privilégiés qui ont des « régimes spéciaux » et un « statut » particulier. Ils ont fait croire que l’Etat était désintéressé alors même que les hommes politiques vivent à grand frais dans les Palais de la République. Malgré ces évidences, nos adversaires ont su apporter aux idées collectivistes et étatistes une coloration positive. Pire encore, ils sont parvenus à donner une connotation péjorative aux idées libérales, humanistes, pourtant fondées sur l’égalité en droit, le respect de l’individu, de sa liberté, de son autonomie et de sa propriété. Une telle pirouette, un tel renversement des choses montre à quel point nos adversaires font partie de la famille des sophistes. Mais ce premier point démontre également à quel point nos adversaires ont su faire ce que les libéraux n’ont pas su faire : de la communication affective.

Ensuite, seconde raison, nos adversaires ont gagné la bataille de la méthode. Ce n’est pas à coup de livres de philosophie politique, de rapports économiques complexes, ou de démonstrations mathématiques qu’ils ont convaincu mais à coup de manifestations ou d’actions spectaculaires. C’est en mettant une minorité dans la rue qu’ils ont fait croire qu’ils étaient majoritaires : n’oubliez pas qu’1 million de personnes dans la rue dans toute la France, c’est aussi et surtout 59 millions de personnes qui restent chez eux ou au travail. C’est à coup de démolition de Mc Donald par cette caricature vivante de paysan Français qu’est José Bové que nos adversaires sont parvenus à faire haïr le capitalisme et la mondialisation. C’est encore en faisant des grèves de la faim qu’un député s’est récemment illustré pour dénoncer une délocalisation dans une ville voisine…Voilà comment nos adversaires sont parvenus à l’emporter : ils ont su s’adresser non pas à une élite mais à tout le monde par le biais d’actes spectaculaires, facilement médiatisables et touchant les Français dans leur cœur. Ils ont clairement su utiliser les médias pour faire passer des idées démagogiques. Et c’est ce que n’ont pas su faire les libéraux qui ont continué à écrire des rapports et à s’adresser quasi uniquement à une élite intellectuelle. Alors que les libéraux mettaient en avant les théories de Friedrich von Hayek, les étatistes mettaient en avant les sophismes télévisés d’Emmanuelle Béart…

Enfin, troisième raison, nos adversaires ont gagné par l’escroquerie. Ils ont gagné en s’appuyant sur la force de l’Etat et de la loi. Laissez moi vous donner un exemple : si l’on entend la CGT sur toutes les ondes, ce n’est pas parce que leurs idées sont lumineuses. Leurs idées sont au contraire sinistres : le communisme, rappelons le, ce sont des millions de morts ! Et pourtant, ils ont un poids politique important. Et s’ils ont ce poids politiques, c’est pour trois raisons essentielles:

-    Tout d’abord parce qu’ils sont massivement subventionnés par l’Etat, ce qui leur donne une puissance qu’ils n’auraient pas s’ils vivaient seulement de leurs membres

-    Ensuite, parce qu’ils sont dits représentatifs par la loi même s’ils ne le sont pas en réalité, ce qui oblige le gouvernement à discuter systématiquement avec eux

-    Enfin, parce qu’ils gèrent un budget encore plus important que celui de l’Etat en gérant les comptes sociaux, c’est à dire les comptes de la Sécurité Sociale. En cela, on peut le dire, ils constituent le premier acteur économique du pays.

Forts de ce triple constat, les membres fondateurs de Liberté Chérie ont décidé de créer une association qui, part une nouvelle stratégie de communication ainsi que part l’utilisation de nouvelles méthodes, parviendrait à diffuser le plus largement possible les idées libérales. Nous avons alors décidé de prendre exemple sur nos adversaires, tant leur réussite était fulgurante, à l’exception évidemment du dernier aspect relatif à l’escroquerie puisque cela aurait été à l’encontre de nos valeurs. En d’autres termes, nous nous sommes interdits statutairement de recevoir tout argent public, ce qui nous contraint à n’être financés que par nos membres et à donc rester en permanence à leur écoute. Ce n’est pas au Contribuable que nous faisons appel pour financer nos activités mais à ceux qui croient en nous. Et c’est cela qui fait que nous ne sommes pas déconnectés des exigences de nos membres, contrairement aux syndicats.

Soyons donc maintenant un peu pragmatiques et voyons comment Liberté Chérie a décidé d’orienter ses choix de communication et sa méthode d’action suite à l’analyse de la réussite de nos adversaires sur ces deux aspects.

Pour ce qui est de notre stratégie de communication, nous avons cessé de présenter le libéralisme comme une simple doctrine économique efficace. Au contraire, nous l’avons présenté comme une philosophie de vie et une doctrine économique juste. Notre stratégie est de montrer que le libéralisme est moral alors que l’action de l’Etat est le plus souvent immorale. Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Qu’est ce qui justifie qu’à la mort d’un proche, l’Etat vous assomme par l’impôt sur la succession, que nous appelons d’ailleurs l’impôt sur la mort ? N’y a t-il pas là quelque chose d’immoral ? En quoi cela est-il juste d’avoir des sociétés de transport, telles que les TCL à Lyon, la RTM à Marseille ou la RATP à Paris qui soient en monopole ? N’est-il pas immoral d’empêcher un entrepreneur de créer son entreprise de transport et de concurrencer ces entreprises publiques dont la gabegie est flagrante ? En quoi est-ce moral de priver le consommateur, l’utilisateur de sa possibilité de choisir en maintenant le monopole? Est-il juste que l’on vous empêche de choisir l’école de vos enfants ? Est-il juste que l’on décide pour vous de l’âge de votre retraite, de la durée hebdomadaire de votre temps de travail, de la caisse de Sécurité Sociale à laquelle vous allez cotiser, du médecin qui va vous soigner? Bien entendu, nous abordons également ces problématiques sous un aspect utilitariste. Bien entendu nous montrons que les raisonnements collectivistes sont néfastes économiquement. Mais est-ce encore nécessaire de produire des rapports tous plus complexes les uns que les autres pour prouver une chose que nous savons tous pour la vivre au quotidien ? Les politiques collectivistes, l’étatisme sévissent depuis des lustres dans notre pays et le résultat c’est le chômage, la dette, la précarité, la violence, le fuite des cerveaux. L’échec économique de ces politiques n’est plus à prouver. C’est une réalité économique évidente. Nous la rappelons régulièrement. Mais nous ne manquons pas de montrer l’injustice d’un tel système. Comme je le disais encore récemment sur un plateau de télévision, ce n’est pas parce qu’une situation est légale qu’elle est morale. C’est le discours que nous devons tenir pour que les individus s’approprient le libéralisme : il est important que les gens comprennent qu’un système libéral ce n’est pas seulement un système efficace mais que c’est également un système juste.

Pour cela, il est nécessaire de redécouvrir le libéralisme. Beaucoup d’entre vous sont des libéraux érudits. D’autres le sont moins. D’autres encore ici sont certainement des profanes. Tous, vous avez dans votre entourage des gens qui ne savent pas ce qu’est le libéralisme. Il y a donc un véritable travail à faire de notre part pour expliquer ce qu’est le libéralisme, et ce de manière simple et accessible. C’est pourquoi je vous invite après cette conférence à rejoindre Jacques de Guénin qui vient tout juste de publier un nouveau livre intitulé « Logique du Libéralisme » et qui donne une explication limpide de ce qu’est le libéralisme. C’est un livre à lire mais surtout à faire lire à votre entourage familial, professionnel ou amical. Jacques de Guénin nous fait l’honneur ce soir d’être avec nous pour dédicacer ce livre qui a la qualité de pouvoir justement faire comprendre simplement mais efficacement que le libéralisme est avant tout juste et moral. Et c’est pour cela que Liberté Chérie en fait régulièrement la promotion.

Pour ce qui est de nos choix méthodologiques, là aussi inspirés de nos adversaires, vous imaginez bien que nous avons abandonné la production de rapports complexes et que nous limitons le nombre de conférences ou de réunions entre convaincus. Nous essayons de nous ouvrir au plus grand nombre et de rendre les choses amusantes, percutantes et interpellantes. Je vais donc vous donner des exemples d’actions que nous avons mis en place et que nous continuerons de développer au sein de Liberté Chérie pour toucher la masse la plus importante :

-    Comme vous le savez certainement tous, nous avons organisé un certain nombre de contre-manifestations. La première a eu lieu en juin 2003 lorsque nous avons réuni 80 000 personnes dans les rues de Paris afin de dénoncer les blocages des syndicats en pleine réforme des retraites. C’est vraiment à ce moment que Liberté Chérie a été lancée, en faisant la une de tous les médias en France mais aussi dans bon nombre de journaux étrangers. Les contre-manifestations sont aujourd’hui une « marque de fabrique » de Liberté Chérie. Nous en avons organisé également à Marseille en novembre dernier alors que la ville était bloquée par les syndicats de la RTM. Là encore nous avons eu un écho médiatique exceptionnel. Toutes les vidéos des journaux télévisés de TF1, France 2, France 3, Euronews, M6 et autres sont d’ailleurs visualisables sur notre site Internet. Enfin, nous en avons organisé 4 autres en mars et avril de cette année pour dénoncer le blocage des universités dans le cadre du conflit sur le CPE, la plus importante d’entre elles ayant réuni 6 000 personnes entre la place du Châtelet et la place de la Bastille à Paris. Les contre-manifestations constituent un moyen efficace de se créer une visibilité (j’insiste sur le mot car les médias ont besoin de visuel) afin d’obtenir une tribune dans les médias. Ce sont grâce à ces contre-manifestations que nous sommes parvenus à « rentrer dans le lard » des syndicats, chose que personne et encore moins les hommes politiques n’osaient faire. Ces derniers, vous l’aurez remarqué, sont souvent plus enclins à acheter la paix sociale, quitte à ce que cela se fasse au détriment du citoyen.

-    Autre exemple d’action : nous avons produit et vendu en décembre 2004 un jeu de société qui s’appelait « Monopole Public ». Ce jeu était, comme son nom l’indique, conçu sur le principe du Monopoly. Vous n’y jouez cependant généralement qu’une seule fois étant donné que vous êtes rapidement exaspérés tellement vous avez du subir des taxes, des réglementations, des arnaques, des grèves et des blocages en tout genre tout au long du jeu. Voilà en tout cas le moyen de faire comprendre à quel point l’Etat est tentaculaire, omniprésent, étouffant, injuste. Cette vente a été un succès que nous renouvellerons certainement à l’avenir.

-    Encore un exemple d’action : la Fête de la Liberté. Comme vous le savez, nos adversaires organisent tous les ans une grande fête, la Fête de l’Huma. Nous avons donc tout simplement décidé, de manière certes un peu insolente et provocante, d’organiser une contre-fête : la Fête de la Liberté. Lors de cette Fête, nous réunissons toutes les associations de la mouvance libérale. Chaque association a un stand qui lui permet d’exposer ses activités, nous organisons un show humoristique qui a pour but de caricaturer nos hommes politiques, nous organisons également des conférences, une dédicace de livres, des spectacles de magie pour les enfants…bref, il s’agit d’un évènement intellectuel mais aussi « fun » afin que les idées soient rendues accessibles à tous. Des concerts de musique sont également organisés dans cette optique. La première édition a eu lieu en juin 2006 au Pavillon Baltard à Paris. La deuxième édition sera organisée en septembre 2007 afin d’avoir lieu en même temps que la Fête de l’Humanité, et ce pour des raisons médiatiques.

-    Enfin, un dernier exemple d’action : les grèves SNCF. Depuis trois ans, quasiment à chaque grève SNCF, nos 20 comités locaux réalisent des tractages devant les gares SNCF afin de dénoncer les abus liés au monopole de cette entreprise et la surpuissance illégitime des syndicats. Là encore, les médias sont interpellés par cette attitude provocatrice. Les usagers sont agréablement surpris de voir des libéraux tracter alors qu’ils ont à faire habituellement à la CGT ou à Sud Rail ! Quoiqu’il en soit, grâce à cet activisme décentralisé, les usagers et les Français, via les médias, entendent enfin autre chose que la voix des syndicats. Combien de fois avons nous obtenu des passages médias lors des grèves SNCF ? Certainement des centaines si l’on prend en compte tous nos comités locaux de France. La SNCF nous donne donc souvent l’occasion de parler de concurrence, de privatisation, d’injustice, de syndicats illégitimes, et de liberté de circuler. Seules ces méthodes sont à même de mettre les idées libérales sur le devant de la scène médiatique !

Des contre-manifestations au jeu Monopole Public, en passant par la Fête de la Liberté ou par les tractages lors des grèves SNCF, vous en conviendrez, notre manière de faire de la politique est inhabituelle, surtout pour les libéraux. Nous avons décidé d’appeler cela la « fun politique ». Au lieu de produire des rapports complexes qui ne pouvaient s’adresser qu’à une minorité d’intellectuels et en tout cas pas à des journalistes avides de scoops, nous avons organisé des happenings « fun » et c’est cela qui nous permet de passer régulièrement dans les médias et de nous faire repérer par des journalistes qui pensent maintenant régulièrement à nous pour des émissions en dehors de nos « happenings ». En septembre, j’ai par exemple pu passer sur trois émissions de télévision : au débat de TLM à Lyon, à un débat sur Public Sénat à Paris, et à une émission sur la dictature castriste sur Direct 8 à Paris. Par ailleurs, Vincent Ginocchio, notre Président, est lui passé à l’émission « Etats Généraux » sur France 5 où il a pu interpeller et franchement déstabiliser Laurent Fabius sur le sujet du SMIC à 1500 €. Toutes les vidéos sont sur notre site Internet dans la partie « média » et je vous invite à les visualiser. Mais ce qu’il est important de remarquer c’est que Liberté Chérie fait son chemin et que son aura médiatique est grandissante puisque nos passages ne se limitent plus aux moments où nous organisons nos « happenings » mais deviennent réguliers tout au long de l’année.

J’espère que vous aurez compris le but de mon intervention de ce soir, à savoir de vous expliquer pourquoi il était nécessaire d’avoir une société civile libérale forte pour influencer le monde politique, aujourd’hui soumis à une influence quasi exclusive de nos ennemis. Nous n’avons pas la prétention de nous considérer comme des égaux des Lumières puisque nous n’avons rien inventé. Nous ne faisons que reprendre leur philosophie en la vulgarisant. Mais à leur image, nous voulons influencer notre époque et redonner une visibilité aux idées libérales. S’il n’est pas nécessaire d’être majoritaire pour réussir, comme l’ont justement montré les Lumières et comme le montrent aujourd’hui par exemple l’extrême gauche, il faut néanmoins être un certain nombre et je vous invite donc à rejoindre Liberté Chérie et à prêter notamment main forte au comité de Lyon. Vous pourrez par exemple vous illustrer dès le 8 novembre puisque la SNCF nous prépare une grève et que nous organisons bien entendu un tractage dans les gares de France. Seule votre implication, militante ou financière, peut permettre de faire changer les choses. Se plaindre chez soi ne sert à rien. Seule la vulgarisation de nos idées associée à leur diffusion dans les médias peut nous permettre de donner un nouvel espoir aux Français qui, il faut le dire, sont aujourd’hui bien perdus idéologiquement.

Cette perte de repère idéologique nécessite une ré-éducation point par point. C’est le rôle de Liberté Chérie. Et c’est pourquoi nous profitons aujourd’hui du forum pour une mondialisation responsable pour organiser cette conférence qui va rétablir quelques vérités sur le thème de la mondialisation. Pour cela, nous avons bien évidemment prévu une superbe conférence de Serge Schweitzer, mais vous aurez également la possibilité d’acheter et de vous faire dédicacer l’autre livre de Jacques de Guénin qui traite justement de la mondialisation et de l’altermondialisme. Ce livre s’intitule « ATTAC ou l’intoxication des personnes de bonne volonté ». C’est un chef d’œuvre et je vous invite à le lire et également à le faire lire tout comme son autre livre « Logique du Libéralisme ». Jacques de Guénin se tiendra donc à votre disposition juste après la conférence de Serge Schweitzer.

Enfin, avant de laisser la place à Serge Schweitzer, je voudrais remercier un certain nombre de personnes. Organiser un tel événement, c’est faire le sacrifice de son temps personnel pour la cause en laquelle nous croyons. Organiser un tel événement, c’est prendre le risque de ne pas réussir, de ne pas plaire. Mais ne pas organiser un tel événement, c’est laisser avancer les idées étatistes, socialistes ou altermondialites. Ne pas participer à l’avancée des idées libérales, c’est accepter leur recul. Alors avec toutes les imperfections que l’on pourra trouver à cette soirée, je souhaite quoiqu’il en soit remercier ceux qui se sont démenés pour que l’on puisse entendre autre chose que la prose altermondialiste. Je commencerai bien évidemment par les membres du comité de Lyon. Merci à son Président, Florent Pinchon, qui a supervisé toute l’organisation. Merci à Dimitri Chailonick qui a conçu les newsletters et collé des affiches un peu partout. Merci à Stéphane Blanc qui nous a permis d’obtenir cette salle. Merci à Xavier Marti qui a activé ses réseaux pour faire connaître l’existence de cette conférence. Merci à tous les membres du comité Lyon pour leur implication. Bien entendu, puisque nous sommes une fédération, je vais également remercier les membres de la fédération qui ont donné un coup de pouce au comité Lyon : merci à Jacques de Guénin que vous retrouverez donc à la fin de la conférence de Serge Schweitzer pour la dédicace de ses livres. Merci à Guillaume Truttmann qui a donné un bon coup de main logistique au comité. Merci bien évidemment à Guillaume Vuillemey qui toutes les semaines est en contact avec notre vingtaine de comités locaux partout en France et qui leur porte assistance de manière extrêmement qualitative. Merci à Vincent Ginocchio, notre Président, de faire le déplacement pour l’occasion : ceci est la preuve de l’importance que la fédération accorde à ses comités locaux.

Et maintenant, place au spectacle, place aux idées, place l’éloquence et à l’érudition, place à Serge Schweitzer !