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Les meilleures propositions des candidats à l'élection présidentiellepar Guillaume Vuillemey, le 14/04/07
Les meilleures propositions des candidats à l'élection présidentielle Aucun candidat à l'élection présidentielle ne présente de programme résolument libéral. Néanmoins, on peut trouver quelques propositions libérales chez chacun d'eux. Liberté Chérie s'engage à soutenir ces propositions, quel que soit le candidat élu. Education : Nicolas Sarkozy comme Jean-Marie Le Pen proposent tous deux de réelles avancées en matière d'éducation. Ils souhaitent mettre fin à la carte scolaire, qui enferme des centaines de milliers d'élèves dans des établissements que leurs parents n'ont ni choisi, ni désiré. Tous deux souhaitent également donner une autonomie beaucoup plus grande aux établissements, ce qui leur permettra d'améliorer leur gestion, de proposer de nouvelles filières et de nouvelles méthodes. Cependant, le candidat du Front National va plus loin que le candidat de l'UMP en proposant le « chèque scolaire », par lequel on subventionne l'élève plutôt que l'établissement. Il s'agit d'une réelle avancée, défendue depuis longtemps par les libéraux. Syndicalisme : La réforme du syndicalisme en France doit être une priorité, puisque les syndicats actuels – CGT et FO en tête – sont un frein à toute tentative de changement. La clé de cette réforme du syndicalisme consiste à supprimer le financement public des grandes centrales syndicales. Aucun candidat n'ose mettre en avant ce changement majeur. Néanmoins, deux candidats – Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen – proposent de supprimer le « monopole de présentation au premier tour », cette disposition aberrante par laquelle seuls cinq syndicats, dits « représentatifs », ont la possibilité légale de se présenter aux élections professionnelles. Jean-Marie Le Pen souhaite également un contrôle de la comptabilité des syndicats. Même s'il ne s'agit pas d'une mesure qui permettra de résoudre la crise du syndicalisme, la publication des comptes des syndicats permettra néanmoins de mettre fin à un certain nombre de détournements de fonds aujourd'hui courants. Subventions : Les subventions sont un moyen fort utile pour permettre aux hommes politiques de s'acheter des clientèles électorales. Elles représentent aujourd'hui une part très importante du budget de l'Etat. Le premier type de subventions concerne celles versées aux entreprises. Sur ce point, on peut noter avec ironie qu'Olivier Besancenot est le candidat le plus libéral puisqu'il propose de supprimer toute subvention aux entreprises. Il est néanmoins permis de s'interroger sur les motifs qui le poussent à avancer une telle idée – probablement une haine de l'entreprise plutôt qu'une réelle illumination libérale. Jean-Marie Le Pen propose de son côté la réduction de 50% des subventions aux entreprises, ce qui est déjà un pas en avant conséquent. Il propose également la baisse de 30% des subventions aux associations, ce qui est une excellente chose quand on connaît l'utilisation qui est souvent faite de ces subventions. Ecologie / Transports : Il s'agit de l'un des points noirs de cette campagne électorale. Tous les gros candidats, à l'exception de Jean-Marie Le Pen, on signé le Pacte écologique proposé par Nicolas Hulot. Tous ont, pour reprendre les termes employés par Frédéric Nihous, une vision de l'écologie qui est une « écologie punitive ». Même si le candidat de Chasse, Pêche Nature et Traditions n'a pas une vision libérale de l'écologie, il ose proposer quelques mesures courageuses en la matière telles que la « restriction de l'application du principe de précaution », la « limitation vigoureuse des délires protectionnistes et écologistes de l'Europe », et plus fondamentalement, la « défense du droit de propriété et des droits d'usage ». Par ailleurs, Nicolas Sarkozy est le seul des quatre candidats les plus importants à n'avoir pas signé le moratoire sur les OGM, courage qui lui a valu le déversement de plusieurs tonnes de maïs par Greenpeace devant son QG de campagne. Concernant les quotas de taxis, Jean-Marie Le Pen propose son augmentation. Il s'agit d'un bon premier pas, même si la seule mesure vraiment efficace serait la suppression de tout quota de ce type. Assurance maladie / retraite : Une des mesures fortes avancées par Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen est la suppression des régimes spéciaux. Il s'agit d'une excellente chose qui mettra fin à une insoutenable inégalité entre les employés du privé et ceux des entreprises publiques (RATP, SNCF, EDF, GDF, ...). Néanmoins, Philippe de Villiers va beaucoup plus loin puisqu'il ose briser le tabou du régime privilégié de retraite des fonctionnaires. Jean-Marie Le Pen parle certes « harmoniser l'ensemble des régimes », mais ne donnant plus de précision, il n'est pas possible de savoir si il compte aussi toucher au sacro-saint régime des fonctionnaires. Mais tout ceci ne saurait être suffisant pour résoudre l'épineux problème des retraites. En effet, le système par réparation est structurellement en faillite. Avec le vieillissement de la population, les montants des retraites devront diminuer drastiquement. La seule solution est de permettre aux citoyens de se préparer eux-mêmes leur retraite en leur restituant leurs charges sociales, tout en défiscalisant l'épargne, ce qui permettrait à la grande majorité de devenir propriétaires de leur logement, tout en se se constituant une épargne pour leurs vieux jours. Mais aucun candidat ne se risque à s'aventurer dans de pareilles propositions, pourtant salutaires pour l'ensemble des français. Concernant l'Assurance maladie, aucun candidat ne propose la suppression du monopole de l'Assurance Maladie, ce qui est très décevant quand on connait les bénéfices que chacun pourrait en tirer. Fiscalité : Les candidats ne sont guère prolixes concernant la fiscalité. Ceci est certainement dû au coût exorbitant de la grande majorité des programmes qui sont les leurs. Néanmoins, là encore, Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy se distinguent par quelques propositions intéressantes alors que Ségolène Royal et François Bayrou semblent complètement ignorer ces questions essentielles. Ainsi, le candidat Philippe de Villiers propose de réduire les prélèvements obligatoires de 6 points pour revenir dans la moyenne européenne, soit tout de même 100 milliards de moins au budget de l'Etat. De même, il propose de supprimer l'impôt sur les succession en ligne directe, cause de la liquidation de nombreuses PMEs et exploitations agricoles. Enfin, il supprime tout simplement l'ISF, cet impôt idéologique « anti-riches », qui fait fuir les investisseurs, détruit l'emploi, tout en rapportant marginalement rien par rapport à ce qu'il coûte à collecter. De son côté, le candidat du Front National propose un « choc fiscal » avec entre autres, une forte baisse du taux marginal de l'impôt sur le revenu, l'exonération de la résidence principale du calcul de l'ISF, ainsi que la baisse des droits de succession. Une autre idée forte est le rejet de tout impôt européen qui remplacerait les ressources propres de l'Union Européenne en 2008-2009. Quant à Nicolas Sarkozy, il avance également plusieurs idées qui vont dans le sens d'une baisse de la pression fiscale. Il souhaite ainsi la création d'un « bouclier fiscal » afin que personne ne paie plus de 50% de son revenu sous forme d'impôts. Le candidat de l'UMP souhaite également abaisser de 4 points le taux des prélèvements obligatoires et exonérer de droits de succession 90% des foyers. Liberté Chérie s'engage à soutenir toutes les propositions qui iront dans le sens d'une baisse de la pression fiscale. Néanmoins, une diminution des prélèvements obligatoires doit obligatoirement s'accompagner d'une baisse des dépenses publiques. Toute mesure contraire à ce principe accroîtrait le déficit de la France et constituerait, au final, une baisse des impôts financée par les prochaines générations. Emploi / Temps de travail : Le chômage est, à juste titre, une des préoccupations majeure des Français. C'est donc très logiquement que les principaux candidats en ont fait un thème central de leur programme. Cependant, force est de constater que si la valeur travail est fermement défendue par Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen et François Bayrou, les mesures avancées sont rarement à la hauteur des enjeux. Tous les principaux candidats, à l'exception de Ségolène Royal qui ne s'est pas prononcée très clairement sur cette question, s'accordent à reconnaître que le travail doit être plus rémunérateur que l'assistanat. Il s'agit d'un principe tout à fait louable qui doit être sans cesse réaffirmé. Un autre slogan, lancé par Nicolas Sarkozy et commenté par tous les candidats, est « Travailler plus pour gagner plus ». Par ce slogan réducteur, le candidat de l'UMP souhaite rendre à chacun une certaine liberté concernant son temps de travail. Il s'agit d'une excellente chose qui sera encouragée puisque les heures supplémentaires pourront être réalisées en franchise d'impôts et de charges sociales. François Bayrou souhaite également libérer les heures supplémentaires en allégeant les charges sociales qui pèsent dessus. Quant à Philippe de Villiers, ce dernier propose de rétablir la liberté de négociation du temps de travail entre l'employeur et l'employé. De même, il propose de réduire drastiquement la charge administrative imposée aux entreprises et qui nuit nécessairement à l'emploi. Quoi qu'il en soit, n'oubliez jamais que les programmes politiques sont faits pour ceux qui y croient.
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