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Voici la traduction d'un article paru dans un des plus importants magazines aux Pays Bas: Elsevier. Il témoigne du rayonnement international de Liberté Chérie. Dimanche, 22 avril, la France se rend
aux urnes pour choisir un sucesseur à Jacques Chirac. Le second tour est le
6 mai prochain. Quel candidat à la Présidence peut sortir la France
de l'ornière ? Ce pays, où le mot "libéral" est une injure et où
les communistes et les trotskistes ont en 2007 toujours une importance certaine, se
trouve dans de mauvais draps ! Les Français ne peuvent plus se permettre
encore 5 années de stagnation. "Le capitalisme dérègle le climat et menace
l'humanité". Ni plus ni moins ! Si la France veut éviter que la planète et
l'être humain ne disparaissent, il faut voter Besancenot dimanche prochain. Ce
postier de 32 ans veut devenir Président au nom de la LCR. Dans la modeste salle à Aulnay sous Bois, où pend
ce slogan, inscrit sur une affiche, le Fondateur de ce parti, Alain Krivine, a
la parole : "Si les capitalistes n'écoutent pas, il nous faudra passer à
l'action. Nous devons oser, enfin. Nous devons les exproprier. Les usines seront
aux mains des ouvriers. Si cela avait déjà été le cas avec Airbus, nous
n'aurions jamais connu tous ces problèmes." Ainsi est son analyse des problèmes
financiers de l'avionneur européen qui a son siège à Toulouse. Un utopiste nostalgique, qui désire un retour aux
sovkoses et au Mur de Berlin ? Sans doute, mais tout de même
quelqu'un dont le Parti a su attirer 1.2 million de voix
lors des dernières élections ! A cela s'ajoute, qu'à côté de Besancenot il y a
deux autres candidats trotskistes, c'est-à-dire des politiciens qui se réfèrent à Leon
Trotsky, le révolutionnaire qui à la mort de Lénine en 1925, perdit la lutte pour
le pouvoir en U.R.S.S. contre Staline... En ce début du 21è siècle, il faut toujours tenir
compte de la force de l'extrême gauche en France ; en 2002 les Trotskistes et
communistes remportèrent ensemble presque 4 millions de voix lors du premier tour
des élections, soit 14 % du total. En ces élections, le quatrain de candidats ultra
rouges aura la compagnie de l'activiste paysan, José Bové, le vandale
altermondialiste qui s'est fait une réputation, même à l'étranger, en
démolissant en 1999 un restaurant de la chaîne McDonald's. Il passe son temps à
détruire des champs de plantes génétiquement modifiées, actions pour lesquelles il a eu
droit à plusieurs reprises à des séjours en prison ! Lui aussi est fanatiquement
opposé à l'économie libérale de marché. Les sondages nous apprennent
que les 5, ensemble, feront moins bien qu'en 2002, mais à l'époque,
aucun sondage ne prévoyait le score qu'ils ont réalisé. Mais, la plus grande attention va, bien sûr, vers
ceux des candidats dont les chances de succès sont les plus importantes ; Nicolas Sarkozy
(droite); Ségolène Royal (gauche); François Bayrou (centre); Jean-Marie le Pen (extrême droite) ; au total,
pas moins de 12 candidats à la Présidence de la République ! Après le premier
tour, dimanche prochain, il y aura le second tour décisif le 6 mai, où seuls les
deux les mieux placés seront en compétition. "5 candidats d'extrême gauche et pas un seul
libéral", constate Christophe Maillard, qui travaille pour une banque à La
Défense. Pendant ses loisirs, il est le porte parole de Liberté Chérie, une association libérale, qui se fit
connaitre pour la première fois du grand public en 2003, lors de grèves de
longue durée, tenues pour protester contre la réforme des retraites.
L'association organisa alors avec succès une contre manifestation pendant le
week end, de sorte que presque personne n'eut à perdre une journée de travail.
Maillard voit une différence grandissante entre la
France et la plupart de ses voisins, où existe un certain degré de
libéralisme économique, même auprès de certains partis de gauche. "Chaque
réforme en ce sens est immédiatement stoppée par les syndicats chez
nous, qui pourtant ne représentent que 8% des salariés", dit-il, avec
dégoût ! Une loi instaure que les syndicats ayant participés à la
Résistance pendant la Guerre ont droit à la plus grande influence (ils sont considérés comme étant représentatifs). Ainsi, il revient
aux communistes de détenir le pouvoir principal au sein du mouvement syndical.
"Ceci doit changer, estime Maillard, car le mouvement n'est plus représentatif
des ouvriers et salariés". Mais expliquez alors comment ceux-ci parviennent
chaque fois à nouveau, à mobiliser des centaines de milliers, sinon même des
millions, d'individus, entend-on souvent comme contre argument. Maillard ne se
laisse pas intimider : "Lorsque 1 million de Français manifestent, cela signifie
que 63 autres millions ne sont pas dans la rue ! Ne manifestent pas. Les
manifestants ne représentent pas forcément l'opinion de la vaste
majorité. Entre temps, les effets du manque de réformes se
fait cruellement sentir : l'économie française se trouve dans un creux. Pour le
revenu par habitant au sein de l'Union européenne, la France est tombée du 5è au
11è rang, alors qu'au début des années 80 elle se trouvait encore dans le TOP
5. S'y ajoute, l'échec depuis des dizaines d'années
aussi bien des gouvernements de gauche que de droite, dans leur lutte contre le
chomage, qui s'élève à environ 10% de la population active. Parmi les jeunes, le
taux de chomage à caractère structurel est même deux fois plus élevé. Le taux de
chomage actuel, légèrement plus bas à 8,5% pourrait signifier que la France est
enfin sur le bon chemin. Toutefois, pour certains experts ce meilleur chiffre
est plus dû à une habile arithmétique qu'à plus d'emplois ! En effet, de plus en
plus de chomeurs, à la recherche d'un emploi, disparaissent purement et
simplement des statistiques, sans avoir trouvé un emploi pour
autant ... Le plus grave problème
économique est encore à venir pourtant : la France ne connait pas
de Fonds de Pensions (retraite), celles-ci (les retraites) étant financées
exclusivement par le système de répartition. Les Français en activité payent la
retraite des personnes agées. Alors que les babyboomers partant à la
retraite sont de plus en plus nombreux, la pression augmente sur la population
active. Bientôt, il y aura autant de retraités que de personnes actives, si
rien ne change d'ici là. La dette de l'Etat de 1.200 milliard d'Euros ainsi que
l'intérêt à payer sur cette somme énorme, ne prête également guère à
l'optimisme ... Ensuite, le marché du travail a besoin d'une dose
de flexibilité. Le système collectif de la "sécu"
coûte annuellement 10 milliard d'Euros de plus qu'elle ne collecte de
cotisations ; il faut donc la réformer. Il faut aussi mettre fin aux privilèges
d'un grand nombre de groupes de fonctionnaires, qui profitent de conditions de
travail extrêment favorables tel que : un droit à la retraite à 50 ans. Pour
réfléchir avec Maillard : "quel utilité la Révolution Française de 1789 a-t-elle
eu, lorsqu'elle mis fin aux privilèges de la Noblesse, si une nouvelle classe de
privilégiés a pris sa place aujourd'hui"? Des fonctionnaires, des syndicalistes et des
politiciens ... De nombreux Français ne patientent plus ; dans un
pays qui ne connait pratiquement pas de tradition d'emigration, on estime à 2,2
million de personnes le nombre d'émigrés depuis 1995, soit 3,5% de la
population. Il se trouve parmi eux des émigrés fiscaux, fatigués de la pression
insupportable sur leurs avoirs et capitaux, comme le rocker Johnny Halliday, qui
cherche à récupérer sa nationalité belge. Mais, ces dernières années une toute
autre catégorie d'émigrants s'est manifestée : les jeunes ! Ils prennent de
façon massive l'Eurostar pour Londres, qui les y emmènent en un peu plus de 2
heures. Ils y constatent, à leur grande surprise, que là leurs talents sont
bien jugés à leur juste valeur ! Dans la capitale britannique habitent
actuellement tant de Français, on les estime entre 200.000 et 300.000, que
Nicolas Sarkozy y a organisé un meeting électoral qui a réuni plus de 2.000
personnes. Laurent Girard-Claudon a cherché sa fortune un peu
plus loin : dans la capitale irlandaise Dublin. Il y commença un bureau
d'intermédiation entre entreprises irlandaises et personnel français en 2000 ;"
j'ai pu créer mon entreprise en une demie journéé, pour quelques dizaines
d'euros. En France, pour obtenir le même résultat, j'aurais du faire la queue
pendant des journées entières et j'aurais du remplir un nombre invraisemblable
de formulaires et papiers divers pour obtenir toutes les "autorisations" dont on
a besoin", nous raconte-t-il par téléphone. Il cite le marché du travail plus
souple, où les employés sont sans doute plus facilement mis à la porte, mais où
ceux-ci trouvent aussi plus facilement un nouvel emploi. Ici règne une dynamique
; on gagne plus, fait plus rapidement promotion, il y a moins de discrimination
contre les jeunes et les minorités. Tout ceci manque en France !" dit-il.
Pourtant, il n'y a pas que des raisons de
désespérer pour ceux qui sont restés au pays ; car la France possède des
qualités dans le domaine économique qui font baver plus d'un concurrent. Ce pays
compte plusieurs dizaines de multinationales qui performent remarquablement ;
c'est la première destination touristique au Monde ; le 4è exportateur de
services et un des 5 pays préférés par les étrangers pour y investir.
Il revient aujourd'hui aux Français de faire leur
choix quant au candidat qui saura transformer ces qualités en une nouvelle
période de prospérité. Ségolène Royal avait quelque chose chose de rafraichissant lorsqu'elle secoua
les éléphants du Parti en exprimant son admiration pour Tony Blair, aux
yeux des Français un "ultralibéral". Lors de la pré campagne elle a sans pitié
réglé leur compte à ses concurrents tels que Laurent Fabius, un
"antilibéral". Pendant un court laps de temps, nous eûmes l'impression
qu'elle réussirait à transformer le Parti en une machine sociale-démocrate
moderne, mais finalement les bonzes du Parti, que l'on appelle aussi les
éléphants, réussirent à sauver la mise. Elle se présenta avec un programme tout
à fait classique-socialiste, où la pré éminence du "service public" reste essentielle, avec comme exemple son projet de créer 500.000 emplois jeunes
aidés. Plus qualifié pour la fonction de Président parait
l'expérimenté Nicolas Sarkozy, du parti de droite UMP. Quoique soutenu par l'actuel
Président, il fait savoir qu'il veut rompre avec sa façon d'agir. Ses
déclarations passées à caractéristiques libérales et son amitié pour les U.S.A.
semblent aller dans ce sens, en effet. Pourtant, même Sarkozy a à plusieurs
reprises, plié pour l'inimitié atavique des Français envers les effets du
Marché.Pendant une courte période, lorsqu'il était Ministre des Finances et de
l'Economie en 2004, il s'est dévoilé en tant que partisan de l'interventionisme
; ex. Alstom, qui a ce moment là allait mal. Et plus tard, lorsque l'effet
"marché libre" ne déclencha pas en France une guerre des prix au sein des
hypermarchés, comme cela fut le cas aux Pays-Bas, il tenta d'y donner lui-même
l'impulsion nécessaire. Les effets de cette imposition de la baisse des prix par
les Autorités, n'a eu qu'un faible impact en France, bien au contraire de ce qui
eut lieu aux Pays Bas. Il y a aussi Jean-Marie Le Pen, du FN, qui en 1956 conquit
pour la première fois un siège à l'Assemblée Nationale ; il participa pour la première fois
à la compétition présidentielle en 1974. Ses efforts pour donner une image plus
modérée de lui-même ne sont pas restés sans effet ; toutefois sous sa peau
d'agneau se cache toujours un loup xénophobe, qui charge les étrangers de tous
les maux de la France. Son analyse de l'économie du pays revient à dire que tous
ces problèmes disparaitraient comme neige au soleil, pour peu que
l'on ferme les frontières pour de bon ...
Et François Bayrou ?... Le candidat du parti
centriste est la surprise de cette campagne électorale. Il prétend mettre fin à
l'éternelle opposition entre gauche et droite en France. Il souhaite former une
coalition. Les sondages mettent en évidence que la majorité des Français
souhaite en effet que gauche et droite coopèrent pour résoudre certains des
pires problèmes du pays, par exemple comme en Allemagne où chrétiens-démocrates et
sociaux-démocrates gouvernent ensemble. Son projet de prévoir des référendums
pour faire passer les principales réformes, parait - à première vue - naïf ; il semble peu probable qu'une majorité accepte ceci, pour la
simple raison qu'il est toujours plus aisé de réunir des opposants à quelque
chose, que des adhérents ! D'un autre côté, Bayrou espère par ce biais couper
l'herbe sous les pieds des syndicats opposants. En effet, ceux-ci ne pourraient
plus prétendre que le "peuple" ne soutient pas tel projet de réforme, si le
référendum en question est accepté. En revanche, si un tel
référendum venait à être repoussé, la France serait à nouveau
immobilisé pour 5 ans (ou le reste du temps qui resterait à courir).
Le choix que l'électeur français aura à faire ce
dimanche et dans deux semaines sera difficile ! Nonobstant les slogans
effrayants lançés par les trotskistes sur leurs affichettes, l'humanité saura
sans aucun doute survivre pendant quelque temps encore. La France en revanche,
ne PEUX plus se permettre un nouveau quinquennat d'immobilisme, surtout si (dans
la course) elle ne veux pas perdre de vue les pays leaders de
l'Europe.
LES POURS ET LES CONTRES . Quelles sont les principales différences entre les
candidats :
JM Le PEN (78 ans) F.N.
POUR : - il fut le premier à citer l'immigration comme problème. - idem pour la sécurité, dont il fut le premier à prendre la mesure - est constant dans ses idées CONTRE : - condamné à plusieurs reprises pour des délits divers, dont actes de discrimination - charge "les
étrangers" de tous les maux
- fait des
propositions fiscales farfelues.
Fr. BAYROU (55 ans) UDF
POUR : - souhaite casser le pouvoir syndical -
veut coopérer, non opposer
CONTRE - petit parti - risque non négligeable d'immobilisme pendant 5 ans - très vaniteux ;
compte de moins en moins d'amis.
NICOLAS SARKOZY (52 ans) UMP
POUR : - très actif et énergique - homme politique
expérimenté
CONTRE :
- provocateur - lui manquer l'allure d'un homme d'Etat
Ségolène ROYAL (53 ans)
P.S.
POUR : - du caractère ; persévérante CONTRE :
- demeure "vieille gauche", avec des projets coûteux - fait souvent des
gaffes (des déclarations sottes en particulier)
- possède peu de
charisme, pas le sens de l'humour, ennuyeuse. Zondag 22 april gaat Frankrijk naar de stembus om een opvolger te kiezen voor president Jacques Chirac. De tweede ronde is op 6 meiWelke presidentskandidaat kan Frankrijk weer vlot trekken? Het land waar 'liberaal' een vies woord is en waar communisten en trotskisten anno 2007 nog steeds een factor zijn om rekening mee te houden, zit danig met zichzelf in de knoop. Nóg eens vijf jaar van stagnatie kunnen de Fransen zich niet permitteren. 'Het kapitalisme ontregelt het klimaat en bedreigt de mensheid.' Niet meer en niet minder. Als Frankrijk wil voorkomen dat de planeet en de mens ten onder gaan, moet het zondag op Olivier Besancenot stemmen, de 32-jarige postbode die namens de Communistische Revolutionaire Liga (LCR) president wil worden. In het zaaltje waar het affiche met deze slogan hangt, in de Parijse voorstad Aulnay-sous-Bois, voert partijoprichter Alain Krivine het woord. 'Als de kapitalisten niet luisteren, moeten we overgaan tot actie. We moeten eindelijk durven. We moeten hen onteigenen. De fabrieken komen in handen van de arbeiders,' zegt hij. 'Als dat was gebeurd met Airbus, waren er nooit problemen geweest,' luidt zijn analyse van de financiële problemen bij de Europese vliegtuigbouwer, die zijn hoofdkantoor heeft in het Zuid-Franse Toulouse. Een nostalgische utopist, die terugverlangt naar sovchozen (collectieve boerderijen) en naar de Berlijnse Muur? Wellicht, maar wel eentje met een partij die 1,2 miljoen stemmen trok bij de vorige verkiezingen. Bovendien zijn er naast Besancenot nog twee trotskistische presidentskandidaten – politici die zich beroepen op Leon Trotski, een revolutionair die na dood van Lenin in 1925 de strijd om de macht in de Sovjet-Unie verloor van Stalin. Begin 21ste eeuw is extreem-links nog steeds een kracht om rekening mee te houden in Frankrijk: trotskisten en communisten behaalden samen in 2002 zelfs bijna 4 miljoen stemmen, ofwel 14 procent van het totaal in de eerste ronde. Bij de huidige verkiezingen krijgt het viertal dieprode kandidaten gezelschap van boerenactivist José Bové, een andersglobalistische 'draaideurvandaal', die keer op keer genetisch gemodificeerde gewassen vernietigt en daarvoor al een paar keer in de gevangenis belandde. Internationaal verwierf hij bekendheid met de sloop van een filiaal van hamburgerketen McDonald's in 1999 en ook hij is fel gekant tegen de liberale markteconomie. In de peilingen doet het vijftal het iets minder dan bij de vorige verkiezingen, maar ook toen voorspelde geen enkel opiniebureau hun hoge score. De meeste aandacht gaat natuurlijk uit naar de grootste kanshebbers Nicolas Sarkozy (rechts), Ségolène Royal (links), François Bayrou (midden) en Jean-Marie Le Pen (extreem-rechts), maar in totaal nemen liefst twaalf kandidaten deel aan de Franse presidentsverkiezingen. Na de eerste ronde aanstaande zondag heeft op 6 mei de beslissende tweede ronde plaats, waarin de beste twee kandidaten het tegen elkaar opnemen.
Stakingen
Maillard ziet een groeiend verschil tussen Frankrijk en de meeste buurlanden, waar een zekere mate van economisch liberalisme, ook bij veel linkse partijen, gemeengoed is geworden. 'Bij ons wordt elke hervorming in die richting geblokkeerd door de vakbonden, die slechts 8 procent van de werknemers vertegenwoordigen,' zegt hij vol afgrijzen. Als gevolg van een regeling die voorschrijft dat de vakbonden die tijdens de Tweede Wereldoorlog in het verzet zaten de meeste invloed hebben, maken communisten nog steeds de dienst uit binnen de vakbeweging. 'Dat moet veranderen,' vindt Maillard. 'De vakbeweging is niet representatief voor de werknemers.' Maar waarom weten ze dan elke keer weer honderdduizenden, zo niet een miljoen mensen op de been te krijgen, is een veelgehoorde tegenwerping. Maillard laat zich niet uit het veld slaan: 'Als 1 miljoen mensen demonstreren, staan 63 miljoen Fransen niet op straat. Demonstranten dragen niet noodzakelijkerwijs de mening uit van de meerderheid.' Intussen zijn de gevolgen van het gebrek aan hervormingen steeds duidelijker merkbaar: de Franse economie zit in een dip. In een inkomensranglijst per hoofd van de bevolking is Frankrijk weggezakt naar de elfde plaats in de Europese Unie, terwijl het begin jaren tachtig nog in de topvijf stond. Bovendien falen zowel linkse als rechtse regeringen al decennialang in de strijd tegen de werkloosheid van ongeveer 10 procent van de actieve bevolking. Onder jongeren is de structurele werkloosheid zelfs twee keer zo hoog. Het huidige, iets lagere werkloosheidscijfer van 8,5 procent zou kunnen betekenen dat Frankrijk eindelijk op de goede weg is. Maar volgens critici is dat eerder te danken aan hogere rekenkunst dan aan meer werkgelegenheid: steeds meer werkzoekenden verdwijnen uit de registers zonder een baan te hebben gevonden.
Babyboomers Verder is de arbeidsmarkt toe aan flexibilisering. Het collectieve stelsel van 'sécu' (bescherming tegen ziekte, arbeidsongeschiktheid) kost jaarlijks 10 miljard euro meer dan dat de gebruikers betalen en moet op de schop. Ook moet er een einde komen aan de privileges van de talrijke groepen ambtenaren, die profiteren van zeer gunstige arbeidsvoorwaarden, zoals een pensioengerechtigde leeftijd van 50 jaar. Om met Maillard te spreken: 'Welk nut heeft de Franse Revolutie van 1789 gehad, toen er een einde kwam aan de voorrechten van de adel, als er een nieuwe geprivilegieerde klasse voor in de plaats is gekomen? Namelijk ambtenaren, vakbondsleden en politici.' Steeds meer Fransen wachten niet meer af. In een land dat nauwelijks een traditie kent op het gebied van emigratie zijn sinds 1995 naar schatting 2,2 miljoen mensen naar het buitenland vertrokken, ofwel 3,5 procent van de bevolking. Onder hen bevinden zich fiscale vluchtelingen, die de zware belastingdruk op hun vermogen zat zijn, zoals rocker Johnny Hallyday die de nationaliteit van zijn geboorteland België wil aannemen. Maar de laatste jaren vertrekt ook een andere categorie steeds vaker: jongeren. Massaal nemen zij een enkele reis met de hogesnelheidstrein Eurostar, die hen in ruim twee uur afzet in Londen. Daar zien ze tot hun verbazing dat hun talent wel op waarde wordt geschat. In de Britse hoofdstad wonen inmiddels zo veel Fransen, naar schatting 200.000 à 300.000, dat Sarkozy er een verkiezingsbijeenkomst organiseerde, waar ruim 2.000 mensen kwamen opdagen. Laurent Girard-Claudon zocht het geluk nog iets verder, in de Ierse hoofdstad Dublin. Hij begon er in 2000 een bemiddelingsbureau tussen Ierse bedrijven en Frans personeel. 'Mijn bedrijf heb ik voor enkele tientjes in een halve dag opgericht. In Frankrijk had ik er dagen voor in de rij moeten staan en zou ik talloze vergunningen nodig hebben,' vertelt hij per telefoon. Hij roemt de flexibele arbeidsmarkt, waarin werknemers weliswaar makkelijker op straat staan, maar ook veel makkelijker een nieuwe baan vinden. Girard-Claudon: 'Hier bestaat dynamiek. Je verdient meer, maakt snel promotie, er is minder discriminatie tegen jongeren en minderheden. Alles wat Frankrijk mist.' Toch is er niet alleen reden tot wanhoop voor de achterblijvers. Frankrijk heeft economische kwaliteiten die menig concurrent doen watertanden. Het land heeft tientallen uitstekend presterende multinationals, het is 's werelds best bezochte toeristenbestemming, het is mondiaal de vierde exporteur van diensten en een van de vijf meest geliefde landen voor buitenlandse investeerders. Nu is het aan de Fransen om te beslissen welke kandidaat die kwaliteiten om kan zetten in een nieuwe bloeipe–riode. Ségolène Royal had iets verfrissends, toen ze het oud-linkse bolwerk van de Socialistische Partij (PS) opschudde door haar bewondering uit te spreken voor de Britse premier Tony Blair, in Franse ogen een 'ultraliberaal'. In de voorverkiezing rekende ze genadeloos af met haar tegenstrevers, onder wie de 'antiliberaal' Laurent Fabius. Even leek het erop dat ze de partij zou kunnen veranderen in een moderne sociaal-democratische partij, maar uiteindelijk bleken de partijbonzen, de zogenoemde olifanten, toch aan het langste eind te trekken. Ze kwam met een klassiek-socialistisch programma, waarin de dominantie van de overheid goeddeels overeind blijft, met bijvoorbeeld 500.000 gesubsidieerde banen voor jongeren. De ervaren Nicolas Sarkozy van de rechtse partij UMP lijkt geschikter voor de functie. Hoewel hij wordt gesteund door de huidige president Jacques Chirac, zegt hij met diens beleid te willen breken. Liberale uitspraken in het verleden en liefde voor de Verenigde Staten wijzen in die richting. Toch is ook Sarkozy al meerdere malen gezwicht voor de Franse vijandigheid tegen marktwerking. Tijdens een korte periode als minister van Financiën en Economie in 2004 ontpopte hij zich als voorstander van interventiepolitiek, bijvoorbeeld toen het slecht ging met het Franse bedrijf Alstom, onder meer bekend als bouwer van hogesnelheidstreinen. En toen de vrije markt in Frankrijk geen prijzenoorlog in de hypermarchés ontketende, zoals dat wel gebeurde in Nederland, probeerde hij zelf de impuls daartoe te geven. Anders dan in Nederland zijn de gevolgen van de van bovenaf opgelegde prijsdaling nauwelijks merkbaar in Frankrijk. Dan is er Jean-Marie Le Pen van het Front National, die in 1956 voor het eerst een zetel veroverde in het Franse parlement en in 1974 voor het eerst deelnam aan de presidentsverkiezingen. Zijn pogingen zich een gematigder imago aan te meten, zijn niet vruchteloos, maar onder de schaapskleren gaat nog steeds een xenofobe wolf schuil, die buitenlanders de schuld geeft van alle problemen in Frankrijk. Zijn economische analyse komt erop neer dat die verdwijnen als de grenzen eenmaal dicht zijn. François Bayrou dan? De kandidaat van de middenpartij UDF is de verrassing van de campagne en beweert een einde te zullen maken aan de voortdurende tegenstelling tussen links en rechts in Frankrijk. Hij wil een coalitie vormen. Uit peilingen blijkt dat het merendeel van de Fransen wil dat links en rechts gaan samenwerken om enkele van de belangrijkste problemen in het land op te lossen, zoals in Duitsland de christen-democraten en de sociaal-democraten een regering vormen. Zijn plan om referenda te organiseren voor de belangrijkste hervormingen is op het eerste gezicht naïef. Het lijkt onwaarschijnlijk dat een meerderheid daarmee instemt, bijvoorbeeld omdat het vaak eenvoudiger is tegenstanders te mobiliseren dan voorstanders. Maar aan de andere kant hoopt Bayrou de vakbonden daarmee de wind uit de zeilen te nemen. Met geen mogelijkheid zouden de bonden kunnen beweren dat het volk niet achter een hervorming staat wanneer dat per referendum is goedgekeurd. Verliest hij echter zo'n referendum, dan zal Frankrijk waarschijnlijk opnieuw vijf jaar stilstaan. De Franse kiezer staat dit weekeinde en in de tweede ronde over twee weken voor een lastige keuze. De mensheid zal het ondanks onheilspellende slogans van de trotskisten nog wel een tijdje overleven, maar Frankrijk kan zich niet nog eens vijf jaar stagnatie permitteren, als het de Europese top in het zicht wil blijven houden.
Kader bij artikel: VOORS EN TEGENS
JEAN-MARIE LE PEN (78) Front National Plus:
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