|
Les groupes libéraux se préparent au conflit en cas de grèves dures
Transports : une association pour le service minimum
Le service minimum: le mensonge du gouvernement
Grèves du 18 octobre: Liberté Chérie fait face aux syndicats!
Quand la société civile pousse l'UMP à réformer sans complexe
Manifestation contre la grève de la RTM à Marseille !
TF1 annonce notre contre-manifestation du 15 juin 2003!
Grève SNCF et RATP: les libéraux feront face aux syndicats!
Liberté Chérie ou l'essor de la société civile
Liberté Chérie Nice fait aussi la grève !
Discours de Christophe Maillard le 27 octobre à Lyon
Le service minimum en question
Absolutisme inefficace, l'
par Jean-François Revel
La Constitution de la Ve République voulait doter l'Etat d'un exécutif stabl...
|
Le "oui mais" des associations libérales à Sarkozy
le 08/08/07
Article publié dans Le Figaro du samedi 4 août 2007
Le "oui mais" des associations libérales au Chef de l'Etat
par Guillaume PERRAULT

Elles se félicitent du "paquet fiscal" mais jugent trop timide le texte sur le service minimum.
PROMETTEUR mais peut mieux faire. Trois mois après l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, les associations libérales proches de la majorité - think-tank comme l'Institut français de recherche sur les administrations publiques (Ifrap) ou groupes de pression comme Contribuables associés- trouvent dans les premières décisions du nouveau président de nombreux motifs de satisfaction. Ce qui ne les empêche pas d'exprimer certaines réserves.
Ces associations, qui mènent un travail de fond auprès des parlementaires et des cabinets ministériels pour y promouvoir les principes libéraux, ne boudent pas leur plaisir devant plusieurs réformes attendues de longue date. Bernard Zimmern, président de l'Ifrap, qui a beaucoup oeuvré pour la fin du monopole de l'ANPE en matière de placement des chômeurs, obtenu en 2005, juge que le renforcement annoncé des prérogatives du Parlement - en particulier la création d'une instance d'expertise sur les dépenses publiques qui relèverait des seuls députés - « constituerait une avancée très significative ». L'Ifrap se félicite également de mesures techniques comme la faculté offerte aux contribuables assujettis à l'ISF de « convertir » une partie de leur impôt en investissements dans les PME. « Ce dispositif satisfait un besoin crucial de l'économie française », insiste Bernard Zimmern.
En deçà des attentes
Contribuables associés, association de combat qui revendique 135 000 membres, salue pour sa part la loi « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat », qui comprend notamment un allégement des droits de succession et porte le « bouclier fiscal » à 50 % du revenu imposable. « Il est si rare qu'un gouvernement diminue la pression fiscale que cet effort mérite d'être salué », explique Benoite Taffin, porte-parole de l'association.
Liberté chérie - à l'origine d'une manifestation de soutien à la réforme des retraites qui avait rassemblé 80 000 personnes en juin 2003 à Paris - se réjouit de la possibilité d'organiser un vote à bulletin secret après huit jours de grève. « Lors des grèves»dures* comme celle des transports marseillais voilà deux ans, les votes à main levée en assemblées générales peuvent donner lieu à des pressions inadmissibles », argumente Christophe Maillard, un des dirigeants de Liberté chérie.
Ces agitateurs d'idées demeurent pourtant souvent sur leur faim. « Les mesures mises en oeuvre restent toujours en deçà de l'attente des Français qui ont élu le président de la République », estime Benoite Taffin. « L'exemple du service garanti en cas de grève dans les transports terrestres est significatif, poursuit le porte-parole de Contribuables associés. Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis un service normal aux heures de pointe le matin et le soir. Or, la loi adoptée par le Parlement ne dit rien de tel et s'en remet au bon vouloir des collectivités locales. » Et Benoite Taffin de conclure : « Si les actes ne sont pas à la hauteur des promesses, la déception sera terrible. »
Bernard Zimmern se dit de même « très préoccupé » par le recul du gouvernement sur le non-remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite. « On dirait que l'Élysée craint les syndicats alors qu'il ne faudrait pas avoir peur de les affronter si c'est pour appliquer une réforme voulue par le suffrage universel », poursuit le président de l'Ifrap.
Liberté chérie prévoit que « le choc avec la rue est inévitable si le président de la République décide de toucher aux»vaches sacrées* ». Selon Christophe Maillard, « si le chef de l'État supprime les régimes spéciaux ou institue la liberté de candidature au premier tour des élections professionnelles comme il l'a annoncé, le bras de fer est inéluctable, mais il ne faut pas reculer devant cette épreuve ».
Pour l'heure, toutefois, thinktanks libéraux et associations de combat veulent donner toute sa chance au gouvernement. Mais aussi conserver une liberté de parole qui ne facilitera peut-être pas leurs rapports avec la majorité.
|