Libert� Ch�rie
Libert� Ch�rie
Action ! Idées Medias
Morale, grèves et régimes spéciaux
Rechercher :
Recherche avancée
La f�d�rationMon comit�Tous les comit�sMon compteForum

Liberté Chérie : "C’est la grève de trop"

Compte-Rendus de l'université d'été 2005

Discours de Christophe Maillard le 27 octobre à Lyon

Grèves du 18 octobre: Liberté Chérie fait face aux syndicats!

Grève SNCF et RATP: les libéraux feront face aux syndicats!

Projet pour une révolution

Liberté Chérie Nice fait aussi la grève !

Liberté Chérie Nice pour l'interdiction du droit de grève des fonctionnaires

Droit de grève et grève du droit

Les régimes spéciaux, une spécialité française bien indigeste

Liberté Chérie Dijon défend la suppression des régimes spéciaux et la réforme du syndicalisme

Après la reculade sur le budget 2008, le gouvernement saura-t-il faire face aux syndicats non représentatifs sur le sujet des régimes spéciaux?

L'arbitraire fiscal ou comment sortir de la crise
par Pascal Salin Une réforme fiscale de grande ampleur devrait constituer la priorité de la politiqu...

Si c'est un homme
par Primo Levi Ce livre est sans conteste l'un des témoignages les plus bouleversants sur l'expérien...

Envoyer à un ami
Imprimer

Morale, grèves et régimes spéciaux

par Jacques de Guenin, le 10/11/07
Liberté Chérie, comme tous les libéraux, est favorable à l'existence d'un droit de grève dans les entreprises en situation de concurrence. Depuis Frédéric Bastiat, ce sont d'ailleurs toujours des libéraux qui ont fait avancer la législation sur ce sujet. Mais la grève des services publics en situation de monopole, elle, est profondément immorale et c'est pour cette raison que Liberté Chérie la combat. D'ailleurs elle était illégale avant la guerre et de Gaulle n'a accepté de la légaliser que dans le cadre des concessions qu'il avait dû faire au parti communiste, après la Libération, pour éviter que ce dernier ne mette le pays à genoux.

Pourquoi cette différence?

Dans une entreprise en situation de concurrence, les travailleurs qui font grève ne nuisent qu'à l'entreprise, pas à ses clients : ceux-ci peuvent se fournir auprès d'une autre entreprise.

Dans un soi-disant "service public" en situation de monopole, la grève ne nuit véritablement qu'aux usagers et aux autres contribuables. Elle est donc la négation même du Service Public. "Mais alors, diront certains, comment feraient les fonctionnaires pour améliorer leur sort s'ils ne pouvaient faire grève?". Cet argument est sans valeur. Même lorsqu'elle se plaint de sa condition au point de déclancher une grève, la fonction publique n'a jamais de mal à recruter, ce qui est le seul véritable critère d'adéquation des conditions faites aux fonctionnaires. Cela tient à ce que les intérêts communs entre l'État et la fonction publique sont tels que l'État a intérêt à favoriser suffisamment la fonction publique, indépendamment de toute grève, pour pouvoir la renouveler.

Faire grève pour défendre les Régimes spéciaux représente un pas de plus dans l'immoralité. Voici pourquoi : le coût des régimes spéciaux est environ deux fois supérieur à ce que les bénéficiaires versent pour leurs retraites et cette situation empire chaque année car le rapport entre les cotisants et les bénéficiaires ne cesse de diminuer. La différence est payée d'une part par le contribuable, d'autre part par les caisses de retraite des salariés du privé, qui sont ainsi de plus en plus menacées dans leur équilibre. Si cela continue, les caisses privées seront obligées de diminuer les retraites qu'elles versent à leurs retraités, alors qu'eux, au moins, ont cotisé suffisamment pour maintenir leur caisse à l'équilibre. De même que les syndicats saccagent les entreprises ou les commerces qui la font vivre pour les obliger à continuer de payer, de même les bénéficiaires des régimes spéciaux empoisonnent la vie de ceux qui contribuent à leur régime pour les obliger à couvrir leurs avantages.

Ainsi, ceux-là mêmes qui ont toujours le mot d'égalité à la bouche n'hésitent pas à brimer leurs compatriotes pour conserver des privilèges perpétués par la coercition.