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Slogans antiblocages à Paris

"Fillon, tiens bon!"

Plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris contre les grèves dans les transports

La colère des manifestants anti-grève

Des milliers de manifestants à Paris contre les grèves

Des milliers de manifestants à Paris contre le blocage des transports et des facs

Les anti-grèves défilent aussi

Des milliers de manifestants à Paris contre le blocage des transports et des facs

Manifestants anti-grève à Paris: "les métros, au boulot"

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La France qui « veut travailler » dans la rue

le 19/11/07
Paru le 19/11/2007 sur 20minutes.fr

La France qui « veut travailler » dans la rue

A l'appel de différents mouvements tels que Stop la grève ou Liberté chérie, des milliers de Franciliens (8 000 selon la police, et de 15 000 à 20 000 selon les organisateurs) ont manifesté hier à Paris «contre les blocages» dans les transports en commun et les universités. Aux cris de «Grévistes, égoïstes» ou «Laissez-nous travailler», les manifestants ont affronté le froid pour montrer la «majorité silencieuse», exaspérée par une «minorité de grévistes». Les slogans s'élaboraient au fil de la marche.


Manif anti-grève au JT de 20h de TF1
envoyé par alatele75
Lorsqu'un riverain du boulevard Voltaire envoie des seaux d'eau sur les manifestants, ces derniers le huent, l'insultent et s'accordent pour le qualifier de «fainéant». Puis d'autres enchaînent : «Cheminots, au boulot», «Les trains sur les rails, c'est le droit au travail» ou encore «Fillon, tiens bon».

Jean-Claude, retraité, en a clairement « ras le bol de ces privilégiés qui ne peuvent pas admettre qu'un régime [de retraite] qui s'applique à tous ne s'applique pas à eux ». Frédéric, étudiant à Nanterre, souhaiterait même que le gouvernement « rétablisse l'ordre par la force », tandis que Pierre-Henri, étudiant à Dauphine, admet que « le droit de grève est constitutionnel » et qu'« il ne faut pas monter les Français les uns contre les autres ». Selon Hervé Lambel, commerçant et vice-président de l'association Créateurs d'emplois et de richesses de France (Cerf), « les grèves de 1995 ont détruit 10 000 entreprises. Je suis inquiet pour les très petites entreprises dont le chiffre d'affaires baisse, mais pas les charges à payer. »

Avec les passants surpris par l'ampleur de la mobilisation, le dialogue s'engage. «C'est l'anarchie, c'est plus possible», affirme un militant d'Alternative libérale. Pas convaincue, une jeune fille trouve «anormal que le gouvernement arrive en disant: "C'est ma dernière proposition."»


Sophie Caillat