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![]() La grande nurserie
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Le 8 avril dernier, Liberté Chérie organisait une conférence sur la méthodologie des réformes libérales. Sir Roger Douglas, ex-ministre des finances de Nouvelle-Zélande est venu nous donner de nombreux conseils. Cet homme politique travailliste a redressé son pays d'une manière exceptionnelle dans les années 1980. L’ampleur et la rapidité des réformes accomplies dans ce pays ne peuvent que susciter l’admiration des français habitués à la valse hésitation des gouvernements successifs, et aux réformes qui doivent tout régler… jusqu’à celles de l’année suivante ! Durant cette conférence, Sir Douglas a listé un certain nombre de principes dont nos gouvernements devraient s’inspirer s’ils voulaient un jour sortir la France du marasme dans lequel elle se trouve depuis 30 ans. Il faut tout d'abord bien comprendre que les réformes de qualité, celles qui règlent les problèmes au lieu de les reporter, ne peuvent emporter l’adhésion unanime. La recherche d’un consensus à tout prix entre les groupes de pression en présence ne peut qu’aboutir à la catastrophe. « Les réformes de qualité ont le soutient de la population » « Les réformettes de compromis mènent à l'insatisfaction » « Le politique doit avoir les tripes de se lancer dans des politiques de qualité, et de demander d'être jugé aux résultats. » 10 principes-clés Philosophie des réformes Les réformes de structure doivent être pensées pour servir les individus et non l’Etat, « les structures » ou « les groupes d’intérêt ». Il faut rappeler les objectifs suivis plutôt que de discuter sans fin des moyens. Ampleur des réformes Les réformes doivent être menées par pans entiers et de manière cohérente. On voit alors émerger une attitude nouvelle : Les gens acceptent les réformes si et seulement si personne ne préserve ses privilèges ! C’est à ce moment que vos opposants deviennent vos plus fervents supporters, quand ils souhaitent que ceux encore « épargnés » par les réformes « y passent aussi » ! La vitesse Il ne faut pas donner aux groupes de pression l’occasion de protester trop longtemps : Il faut aller vite ! La visibilité C’est l’incertitude qui tue les réformes, pas la vitesse. La visibilité que vous donnez dans le rythme et l’ampleur des réformes permet aux individus de prendre leurs décisions d’adaptation au plus vite, plutôt que de les laisser dans le flou pendant plusieurs années. La cohérence Si les gens pensent que vous pouvez changer de ligne alors ils passeront leur temps à essayer de vous influencer et de vous faire reculer, plutôt qu’à trouver les moyens de s’adapter à ce qu’ils ne peuvent changer. La logique des réformes Les réformes de structure ont leur propre logique interne : celle de l'économie. La pédagogie Il ne faut jamais penser que le public n'est pas capable de comprendre. Ce n'est pas vrai. Il faut expliquer le problème, expliquer les conséquences pour eux, dire quelle action on prend, parler des bénéfices, mais aussi des coûts. Il ne faut pas cacher les coûts ! L’image du leader Ne soyez pas nerveux, même si vous l’êtes. Il faut apparaître calme et maître de la situation. Rappeler des principes fondamentaux Invoquer le combat contre les privilèges. Chaque privilège est forcément un coût pour quelqu’un d’autre. La relation du leader avec l’opinion Il ne faut surtout pas chercher à se faire aimer. La conférence s’est terminée par une série de questions très intéressantes du public. Laissons le mot de la fin à Sir Douglas : « Les réformes libérales profitent d'abord aux pauvres, car les riches arrivent toujours à s'acheter une situation correcte, tandis que les pauvres ne peuvent que la subir. » Les 100 personnes ayant assisté à la conférence en sont ressorti gonflées à bloc, prêtes à faire la promotion de nos idées pour que la France s'engage sur la voie des réformes.
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