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![]() Feuillets d'hypnos
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La Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie nous a pondu une belle
proposition comme ces bien-pensants savent le faire en soumettant au
gouvernement « une palette de propositions qui doivent être discutées
avec les professionnels, et qui ne sont pas actées » selon le ministère
de la santé, visant notamment à interdire les happy hours
(heures pendant lesquelles les consommations sont à tarifs réduits) et
augmenter (encore) les taxes sur les boissons alcoolisées. La ministre
Roselyne Bachelot avait déjà indiqué en Février dernier qu'elle
réfléchissait à prendre des mesures coercitives à l'encontre des open bars
(soirées où on ne paye pas les consommations, seulement l'entrée), et a
récemment fait savoir que des décrets contre la vente d'alcool aux
mineurs, contre la vente dans les stations-services et l'obligation de
disposer d'éthylotests dans les débits de boissons étaient en
préparation ; décrets conseillés par l'académie de médecine avec
l'interdiction pour les fabricants de boissons alcoolisées de
sponsoriser les soirées étudiants, l'interdiction de la vente
d'alcool lors des manifestations sportives et la hausse des taxes. Source AFP.
Le bien-pensant en chef : Étienne Apaire, président de la MILDT, justifie ce genre de mesures par le fait que plus d'un jeune de dix-sept ans sur quatre déclare avoir été saoul plus de trois fois dans l'année 2005 et un sur dix plus de dix fois. Mais de telles mesures sont jugées inefficaces par Patrick Malvaes, président d'un syndicat de propriétaires de boîtes de nuit qui déclare que les jeunes continueront à boire, mais chez eux. Source Reuters / The Guardian. « À la base de toutes les
doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont
plus sages et d'un esprit plus élevé que leurs sujets, qu'ils savent
donc mieux qu'eux ce qui leur est profitable. »
Ludwig von Mises.
Le maire de Nantes : Jean-Marc Ayrault a déjà interdit les happy hours suite au décès de deux jeunes qui s'étaient jetés ivres dans la Loire. Les commerçants ont senti le choc, comme en témoigne l'un d'eux : « La fin des happy hours me fait perdre entre 4000 et 5000 euros par mois. Le jeudi soir, où nous faisions des soirées open bar [également interdites par l'arrêté du 26 octobre 2007], on a quasiment trois fois moins de clients. » Mesure qui plus est inefficace : « cet arrêté a été pris à la suite d'un accident à la sortie d'une discothèque. C'était un cas isolé, mais ce sont tous les bars qui trinquent. Du coup, c'est toute la ville qui en pâtit. C'est dommage, on va finir par tuer la vie nocturne à Nantes. De plus, certains clients viennent moins au bar, mais ils ne boivent pas moins. Ils préfèrent rester faire la fête chez eux. Il est évident aussi qu'il y a plus d'alcool dans la rue. Ce n'est pas rare de voir des jeunes dans les rues à 2-3 heures du matin avec des bouteilles d'alcool. Ils ne les ont pas achetées dans les bars... » Source TF1 / LCI. Ce genre de prises de positions témoigne clairement de l'incompétence des étatistes. Plutôt que se demander pourquoi les jeunes boivent autant, ils préfèrent étouffer ce fait par un semblant de volontarisme. Le fait que l'accroissement de l'alcoolisme quasi-juvénile pourrait être du à une société de plus en plus oppressante en grande partie du fait direct ou indirect de l'explosion des règlementations étatiques et à la décadence de la politique ne les effleure même pas. Plutôt que de soigner la maladie en laissant les gens vivre leur vie comme ils l'entendent, l'État préfère tenter d'effacer les symptômes en essayant tant bien que mal de rendre tout le monde plus nice et plus cool et plus souriant et plus poli et plus gentil à coup de règlements instaurant des délits de sale gueule ou de mauvaise vie. Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt ; et notre république regarde le coude. Ça ne peut plus durer. Liberté Chérie rappelle son attachement à la détaxation totale de tous les produits, alcools compris, et au retrait des réglementations concernant leurs consommations par des adultes consentants.
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