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![]() France en faillite : La vérité sur l'explosion de la dette publique, La Politique pure, de la |
Si l'on en croit le consensus médiatique actuel, l'or noir n'a jamais aussi bien porté son nom. Il est vrai qu'à 130 dollars le baril, les pays producteurs de pétrole affichent pour la plupart une santé économique particulièrement insolente. En témoignent les projets immobiliers gigantesques des émirats, le retour pompeux de la Russie sur la scène internationale, ou encore l'avènement économique plus discret d'une Algérie enfin sortie de ses problèmes financiers. Si l'on en croit le consensus médiatique actuel, l'or noir n'a jamais aussi bien porté son nom. Il est vrai qu'à plus de 130 dollars le baril, les pays producteurs de pétrole affichent pour la plupart une santé économique particulièrement insolente. En témoignent les projets immobiliers gigantesques des émirats, le retour pompeux de la Russie sur la scène internationale, ou encore l'avènement économique plus discret d'une Algérie enfin sortie de ses turpitudes financières.En occident, par contre, c'est la débâcle. La relation entre le pétrole et le marché des changes est pimentée par l'interventionnisme malheureux de la FED, qui n'en finit plus de créer de nouvelles bulles spéculatives pour dégonfler les précédentes. Difficile de conclure si ce sont les monnaies qui plongent ou le pétrole qui grimpe, même si la relative stabilité de celui-ci vis-à-vis de l'once d'or nous éclaire dans un sens plutôt que l'autre. Difficile également, d'intégrer dans l'analyse tous les facteurs qui pèsent sur le prix du baril, même si les nationalismes sudistes et l'impopularité des firmes pétrolières ont entravé la réalisation d'investissements majeurs, reléguant la part de marché des SuperMajors à moins de 25% du total mondial. Facile, par contre, de cesser de s'apitoyer sur un constat pénible, et de se rappeler de l'existence de la contrainte extérieure, dont il faudra bien s'accommoder. Car c'est bien sur ce dernier point que le bât blesse. On aura beau retourner le problème dans tous les sens, le pétrole est et restera la source d'énergie la plus économique tant qu'il se maintiendra sous un seuil qui se situe aux alentours des 300$ le baril. Au delà, ce sont des énergies alternatives qui prendront le relais. Les solutions en la matière ne manquent pas, au contraire elles sont nombreuses et toutes plus séduisantes les unes que les autres. Mais elles partagent un grave inconvénient: leur mise en œuvre va nécessiter des investissements qui se chiffreront en centaines ou milliers de milliards d'euros, et il n'est pas question de se lancer dans une telle aventure sans de solides certitudes. L'expérience récente des biocarburants, initiée par des organismes publics qui dans le monde entier ont superbement ignoré la réalité du marché agroalimentaire, se solde par une flambée généralisée des prix et ressuscite le spectre de la famine. Cet exemple n'est qu'une illustration, mais la règle est là: ce n'est pas par l'arbitraire d'une quelconque volonté politique que l'on trouvera une réponse au défi de l'énergie, mais bien par l'innovation et le libre marché. De même que l'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierres, l'âge du pétrole ne se terminera pas non plus par manque de pétrole: cette maxime trouve aujourd'hui toute son actualité, et seul le mécanisme du rapport qualité/prix autorisera le passage d'une ère énergétique à une autre, comme ce fut déjà le cas dans le passé. A ce titre, nous ne pouvons que nous féliciter de voir à l'œuvre une vague spéculative s'exercer à peu près librement sur les cours du baril de pétrole, mécanisme qui nous rappelle de manière finalement assez courtoise la mesure du défi qui nous attend. Pointé d'un doigt accusateur par les anti-capitalistes de tous horizons, qui ne cessent de se plaindre d'une réalité qui ne colle pas à leurs conceptions personnelles, il apparaît nécessaire de rappeler que seul un mécanisme d'arbitrage par les prix permet d'éviter avec certitude la situation de pénurie. C'est ce mécanisme qui a fait défaut dans l'économie planifiée des pays soviétiques, avec le résultat que l'on a connu au vingtième siècle. De nos jours, la spéculation sur le pétrole est un signal qui nous prévient fermement de l'arrivée prochaine du seuil de non-rentabilité du pétrole comme support énergétique principal. Frappé en France par des taxes qui figurent parmi les plus élevées au monde, ce mécanisme est chez nous particulièrement faussé. Il suffit de décomposer les prix à la pompe pour s'en persuader: compris entre 0,6 et 0,7€ le litre, le prix hors taxes de l'essence pour un baril à 130$ est ensuite alourdi par la TIPP dont le montant, fixe, fait grimper le litre de sans plomb à 1,2€. Ce chiffre constitue la base imposable à partir de laquelle on calculera la TVA, qui impose au pompiste d'afficher un prix d'environ 1,5€; supérieur de presque 150% au montant HT... Handicapé par ce lourd tribut que le consommateur doit verser à l'État, il est bien malheureux de constater que le seuil de non-rentabilité du pétrole sera atteint en France bien avant les autres pays du monde. Pour nos élites politiques, il n'est pas moins malheureux de constater qu'une transition énergétique ne se décrète pas par une circulaire ministérielle, à l'échelle d'un pays ou d'une administration, mais bien dans un mouvement mondial: ce qui était vrai aux temps de la révolution industrielle ne l'est pas moins aujourd'hui. Justification cosmétique au maintien de taxes si élevées, sur un produit dont la consommation est pourtant particulièrement inélastique, l'écologisme peine à masquer les véritables raisons d'être des taxes sur les carburants. Car en réalité, ce qui motive un tel acharnement sur les produits pétroliers, ce sont les besoins de financement d'une administration toujours plus vorace à défaut d'être efficace, ainsi qu'une vision colbertiste à la mode keynésienne tout à fait erronée de l'économie, qui pousse les partisans du patriotisme économique à mépriser un bien aussi essentiel que le pétrole, mais que le génie national n'est pourtant pas en mesure de produire. A l'heure actuelle, ce n'est pas le carburant qui est cher, mais bel et bien les taxes qui le frappent. Ce sont ces taxes qui alimentent l'inflation et la baisse du pouvoir d'achat, en plus de nuire aux droits de chacun d'utiliser du carburant dans la mesure de ses moyens et pour son bon plaisir. Si d'aventure le cours du pétrole venait à encore augmenter, le niveau de taxation pour l'instant tout juste supportable, ne le serait plus. Le dégonflement récent de la bulle spéculative ne fait que remettre à plus tard ce risque, qui devrait probablement finir par se réaliser dans les années à venir et doit donc être anticipé. Cette situation coûte cher en terme de croissance -- le pétrole étant une matière première qui est utilisée dans tous les domaines, un prix élevé handicape l'économie dans sa globalité – et il serait de bon ton de se poser la question de l'abaissement généralisé, voire de la suppression de ces taxes, plutôt que de se complaire dans des mesures aussi inutiles que coûteuses et inefficaces, comme la risible « prime à la cuve ». En occident, par contre, c'est la débâcle. La relation entre le pétrole et le marché des changes est pimentée par l'interventionnisme malheureux de la FED, qui n'en finit plus de créer de nouvelles bulles spéculatives pour dégonfler les précédentes. Difficile de conclure si ce sont les monnaies qui plongent ou le pétrole qui grimpe, même si la relative stabilité de celui-ci vis-à-vis de l'once d'or nous éclaire dans un sens plutôt que l'autre. Difficile également, d'intégrer dans la problématique tous les facteurs qui pèsent sur le prix du baril, même si les nationalismes sudistes et l'impopularité des firmes pétrolières ont entravé la réalisation d'investissements majeurs, reléguant la part de marché des SuperMajors à moins de 25% du total mondial. Facile, par contre, de cesser de s'apitoyer sur un constat pénible, et de se rappeler de l'existence de la contrainte extérieure, dont il faudra bien s'accommoder. Car c'est bien sur ce dernier point que le bât blesse. On aura beau retourner le problème dans tous les sens, le pétrole est et restera la source d'énergie la plus économique tant qu'il se maintiendra sous un seuil qui se situe aux alentours des 300$ le baril. Au delà, ce sont des énergies alternatives qui prendront le relais. Les solutions en la matière ne manquent pas, au contraire elles sont nombreuses et toutes plus séduisantes les unes que les autres. Mais elles ont un dénominateur commun dans leurs inconvénients: leur mise en œuvre va nécessiter des investissements qui se chiffreront en centaines ou milliers de milliards d'euros, et il n'est pas question de se lancer dans une telle aventure sans de solides certitudes. L'expérience récente des biocarburants, initiée par des organismes publics qui dans le monde entier ont superbement ignoré la réalité du marché agroalimentaire, se solde par une flambée généralisée des prix et ressuscite le spectre de la famine. Cet exemple n'est qu'une illustration, mais la règle est là: ce n'est pas par l'arbitraire d'une quelconque volonté politique que l'on trouvera une réponse au défi de l'énergie, mais bien par l'innovation et le libre marché. De même que l'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierres, l'âge du pétrole ne se terminera pas non plus par manque de pétrole: cette maxime trouve aujourd'hui toute son actualité, et seul le mécanisme du rapport qualité/prix autorisera le passage d'une ère énergétique à une autre, comme ce fut déjà le cas dans le passé. A ce titre, nous ne pouvons que nous féliciter de voir à l'œuvre une vague spéculative s'exercer à peu près librement sur les cours du baril de pétrole, mécanisme qui nous rappelle de manière finalement assez courtoise la mesure du défi qui nous attend. Pointé d'un doigt accusateur par les anti-capitalistes de tous horizons, qui ne cessent de se plaindre que la réalité ne colle pas à leurs conceptions personnelles, il apparaît nécessaire de rappeler que seul un mécanisme d'arbitrage par les prix permet d'éviter avec certitude la situation de pénurie. C'est ce mécanisme qui a fait défaut dans l'économie planifiée des pays soviétiques, avec le résultat que l'on a connu au vingtième siècle. De nos jours, la spéculation sur le pétrole est un signal qui nous prévient fermement de l'arrivée prochaine du seuil de non-rentabilité du pétrole comme support énergétique principal. Frappé en France par des taxes qui figurent parmi les plus élevées au monde, ce mécanisme est chez nous particulièrement faussé. Il suffit de décomposer les prix à la pompe pour s'en persuader: compris entre 0,6 et 0,7€ le litre, le prix hors taxes de l'essence pour un baril à 130$ est ensuite alourdi par la TIPP dont le montant, fixe, fait grimper le litre de sans plomb à 1,2€. Ce chiffre constitue la base imposable à partir de laquelle on calculera la TVA, qui impose au pompiste d'afficher un prix d'environ 1,5€; supérieur de presque 150% au montant HT... Handicapé par ce lourd tribut que le consommateur doit verser à l'État, il est bien malheureux de constater que le seuil de non-rentabilité du pétrole sera atteint en France bien avant les autres pays du monde. Il est également malheureux, pour nos hommes politiques, de constater qu'une transition énergétique ne se décrète pas par une circulaire ministérielle, à l'échelle d'un pays ou d'une administration, mais bien dans un mouvement mondial: ce qui était vrai aux temps de la révolution industrielle ne l'est pas moins aujourd'hui. Justification cosmétique au maintien de taxes si élevées, sur un produit dont la consommation est pourtant particulièrement inélastique, l'écologisme peine à masquer les véritables raisons d'être des taxes sur les carburants. Car en réalité, ce qui motive un tel acharnement sur les produits pétroliers, ce sont les besoins de financement d'une administration toujours plus vorace à défaut d'être efficace, ainsi qu'une vision colbertiste à la mode keynésienne particulièrement erronée de l'économie, qui pousse les partisans du patriotisme économique à mépriser un bien aussi essentiel que le pétrole, mais que le génie national n'est pourtant pas en mesure de produire. A l'heure actuelle, ce n'est pas le carburant qui est cher, mais bel et bien les taxes qui le frappent. Ce sont ces taxes qui alimentent l'inflation et la baisse du pouvoir d'achat, en plus de nuire aux droits de chacun d'utiliser du carburant dans la mesure de ses moyens et pour son bon plaisir. Si d'aventure le cours du pétrole venait à encore augmenter, le niveau de taxation pour l'instant tout juste supportable, ne le serait plus. Cette situation qui coûte cher en terme de croissance -- le pétrole étant une matière première qui est utilisé dans tous les domaines, un prix élevé handicape l'économie dans sa globalité – il serait de bon ton de se poser la question de l'abaissement généralisé, voire de la suppression de ces taxes, plutôt que de se complaire dans des mesures aussi inutiles que coûteuses et inefficaces, comme la risible « prime à la cuve ».
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