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Le mois de juin est le deuxième mois consécutif d’augmentation du chômage. Et lorsque l’on observe les catégories de chômeurs, c’est celle des jeunes qui augmente le plus. Dans le même temps, le SMIC a été fortement augmenté du fait de l’inflation. Les économistes savent qu’afin d’équilibrer l’offre et la demande, le prix est la grande variable d’ajustement. Et le SMIC est justement un cliquet empêchant tout ajustement par le prix lorsque la demande de travail se fait moindre. Alors, l’ajustement s’effectue par le chômage qui croît. Une étude de l’Institut Economique Molinari rappelait récemment que « Par sa seule existence, le salaire minimum crée du chômage. Cela tient à la nature même du contrat de travail. Un contrat de travail permet d'associer deux personnes qui y trouvent chacune un avantage. Un employeur ne peut embaucher une personne que si le produit de son travail a, à ses yeux, plus de valeur que le salaire qu'il doit lui verser. En imposant un salaire minimum, le législateur ferme l'accès à l'emploi à tous les travailleurs dont la valeur de la production est inférieure à celle du salaire minimum, charges sociales incluses. Cette exclusion se fait au détriment des travailleurs les moins productifs. » Dans cette catégorie on retrouve les jeunes et surtout les personnes peu formées, peu productives (handicapés), et géographiquement les DOM. Certes les gouvernements sont conscients de ce problème, ils baissent alors le coût du travail au moyen d’exonération de charges sociales sur les bas salaires, mais il s’agit alors de subventions des personnes qualifiées qui assument alors seules la quasi exclusivité des charges sociales, quand elles vont acquitter également la quasi totalité de l’impôt sur le revenu à cause de sa progressivité. Ainsi notre pays encourage la faible qualification, il s’agit d’une drôle de spécialisation. Arrêtons l’hypocrisie du SMIC qui n’augmente pas le salaire effectif des salariés, mais condamne de nombreux salariés, les plus fragiles, au chômage.
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