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L'espoir du retour

Rassemblement "contre le blocage"

Trois questions à Sabine Hérold, porte-parole de l'association "Liberté, j'écris ton nom !"

De "Liberté j'écris ton nom" à "Liberté Chérie"

Discours de Christophe Maillard le 27 octobre à Lyon

Discours de Laurent Muller, représentant du collectif solidarité Cuba Libre (aecl)

A l'appel des associations La France qui bosse ! Liberté, j'écris ton nom ou Ensemble responsables

Sabine Herold, libéralisme, j'écris ton nom

La couleur de la liberté, aujourd'hui en France comme hier en Ukraine, sera le Orange !

"Il y a trop de lois liberticides dans ce pays!" - Intervention de Thierry Desjardins lors de l'AG

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Entrez en résistance active

le 17/06/03
Discours prononcé lors du grand rassemblement du dimanche 15 juin



Mes chers amis,

Mon nom est Sabine Herold. Je m'exprime au nom de l'association ‘Liberté j'écris ton nom',

Comme nous sommes nombreux aujourd'hui ! Plus que je n'aurais oser l'espérer, il y a un mois encore, quand la grève était partout et que les médias prédisaient sans états d'âmes un blocage total du pays.
Cette époque semble désormais bien révolue. Nous avons mis un point final à des dizaines d'années de soumission silencieuse ! Cette fois, pour la première fois, nous leur avons dit NON !

Le message de notre Rassemblement s'est propagé comme une traînée de poudre !
Autour de la machine à café, dans les entreprises, dans les couloirs des administrations, sous les préaux des écoles, devant l'étal des marchands, partout en France, des millions d'oreilles se sont tendues.
Derrière le crépitement des faxs, les myriades de messages électroniques, l'écho des innombrables coups de téléphone, la nouvelle du changement est parvenue à tous.

Des millions de Francais ont réalisé en moins de deux semaines que les choses avaient changé, que jamais plus nous ne serions ces otages impuissants. Nous leur en apportons la preuve, grâce à notre mobilisation ici et maintenant !

La rumeur de ce changement a même atteint les médias, pourtant habitués à ne retransmettre que la litanie monotone de nos adversaires, de ceux qui bloquent impunément notre liberté de travailler, d'apprendre et de vivre comme bon nous semble !

Oui, je vous le dis, la majorité silencieuse s'est réveillée et ce n'est pas Marc Blondel ou Bernard Thibault qui pourront la baillonner !

Vous avez répondu présents à notre appel et je vous en remercie ! Je vous remercie mille fois de tout mon cœur de citoyenne ! Demain, je vous promets que nous serons cent fois plus et après-demain mille fois plus pour défendre nos droits si les circonstances l'exigent ! Nous sommes lancés et rien ne nous arrêtera ! J'ai 21 ans aujourd'hui et je découvre une réalité qui ne me plait pas. Je ne souhaite pas léguer à mes enfants une telle situation. Et comme je n'entends pas abandonner mon pays, je compte bien m'engager jusqu'à ce que les forces du progrès l'emportent sur les conservatismes !

Mais nous ne sommes pas seulement réunis ici pour crier notre colère. Nous sommes réunis pour rappeler les valeurs de notre République à ceux qui les bafouent.
Liberté, Egalité, Fraternité. Trois mots qui résument l'ambition d'une société ou l'Homme reprend son libre-arbitre contre le pouvoir des forts.
Trois mots censés nous garantir contre les baronnies, connues à l'époque moderne sous les noms déshonorés de CGT, de FO, de SNES !

Dans notre Déclaration des Droits, dans notre Constitution, c'est encore la Liberté, l'Egalité et la Fraternité qui nous guident. Ces trois mots nous parlent d'indépendance et d'insoumission aux pouvoirs illégitimes et aux privilèges. Ils nous rappellent la puissance du ‘Non' quand il est prononcé par ceux qui n'ont pas droit à la parole.

Que reste-il de la vocation de notre République à défendre sa devise ? Malheureusement, chers amis, l'heure est à l'inventaire des illusions perdues.

Qui peut croire que la France est aujourd'hui un pays de Liberté ?
Quelle est la liberté de celui qui est empêché de passer ses examens par ses propres professeurs ?
Quelle est la liberté de celui qui comptait sur un métro, un train, un avion, paralysé périodiquement ?

Qui peut croire que la France est aujourd'hui un pays d'Egalité ?
Quand l'Etat maintient pour la fonction publique et pour les salariés des grandes entreprises publiques des privilèges indécents en matière de pension de retraite, où est l'Egalité ?
Qui peut accepter sans broncher que les fonctionnaires et assimilés travaillent moins longtemps et cotisent moins pour bénéficier de retraites supérieures à celles du privé ?

Qui peut croire que la France est aujourd'hui un pays de Fraternité ?
La CGT, FO ou le SNES se sentent-ils réellement concernés par les conséquences de leurs actes ? Se sentent-ils préoccupés par ceux qui passent le bac en ce moment sans avoir recu l'aide de leurs professeurs pendant les révisions ?

Chers amis,

Je vous appelle désormais à entrer en résistance active. Contre ceux qui se croient impunis. Pour défendre les principes que nous chérissons ensemble. Pour la Liberté, pour l'Egalité, pour la Fraternité, dont nous n'aurons de cesse de réclamer le retour complet ! Engageons-nous !