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Pas de printemps pour Cuba
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Le 24 avril, à la Saint-Fidèle : Castro, casse-toi !

Communiqué de presse Retour sur l'action de la Saint Fidèle, le samedi 24 avril :

Message de Yoel Garcia Blanco, réfugié politique cubain, aux Français.

Discours de Laurent Muller, représentant du collectif solidarité Cuba Libre (aecl)

Castro déboulonné pour la saint Fidèle

Programme de la journée du 24 avril

Non à la dictature de Fidel Castro! Oui à la liberté d'expression!

Cuba avec Castro est une dictature !

Cuba débarrassé de son dictateur

Fidel Castro était l'ennemi de la Liberté d'expression

"Il y a trop de lois liberticides dans ce pays!" - Intervention de Thierry Desjardins lors de l'AG

TF1 annonce notre contre-manifestation du 15 juin 2003!

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Pas de printemps pour Cuba

le 23/04/04
Article publié dans le Figaro du vendredi 23 avril 2004, annonçant le rassemblement de la Saint Fidel.

Pour dire non à Castro, le Collectif Solidarité Cuba Libre et l'association Liberté Chérie appellent à un rassemblement le jour de la Saint Fidel, le samedi 24 avril à 15 h au Trocadéro, face au Musée de la Marine. Un jeune journaliste cubain, réfugié politique en France, Yoël Garcia, témoignera de la réalité des prisons cubaines et de la répression quotidienne. Ensuite, des centaines de manifestants, révoltés par la dictature castriste, partiront à la rencontre des parisiens pour une campagne d'explications sur la situation dans l'île et pour une collecte de fonds afin d'aider la résistance et les familles des prisonniers politiques.

Il y a un an déjà, 75 citoyens cubains étaient condamnés à des peines démentielles de prison pour le simple fait de posséder un fax ou une photocopieuse, d'avoir témoigné sur la réalité de « l'île du docteur Castro » ou d'avoir demandé l'organisation d'un référendum d'initiative populaire (projet Varela) tel que le prévoit pourtant la Constitution du dernier régime stalinien d'Occident.

Dans l'opinion publique française, la dictature de Fidel Castro continue à bénéficier d'une étrange bienveillance. Chaque année, par exemple, les touristes sont nombreux à profiter des plus belles plages de l'île, sans avoir la moindre idée de ce qui se passe en dehors de leurs enclos réservés.

Rappelons- car le message semble avoir encore bien du mal à passer!- que les Cubains sont soumis depuis plus de 45 ans à un régime totalitaire qui a progressivement transformé leur pays en un champ de ruines. Cette situation est le résultat d'un conditionnement politique permanent, du berceau à la tombe. En effet, comme à la pire époque de la Stasi dans l'ex-Allemagne de l'Est, chaque citoyen cubain est surveillé, par ses voisins et ses proches, à travers les Comités de la Révolution présents à tous les niveaux de la société. Quant à l'éducation et la santé, deux secteurs cités par la propagande castriste comme des modèles de réussite, ils sont maintenant dans un état désastreux. L'économiste Marta Beatriz Roque résumait, par un trait d'humour, cette situation avant d'être condamnée à vingt ans de prison en avril dernier: «La santé est une réussite, mais personne ne veut devenir médecin. Pour l'éducation, c'est la même chose : personne ne veut plus enseigner... ». Etranglée par les apparatchiks politiques et militaires, l'économie cubaine est depuis longtemps à bout de souffle. A Cuba, il n'y a pas de PME ni même d'entreprises indépendantes. Tout appartient à l'Etat et l'Etat est maintenant réduit à quelques nantis.

Malgré cette répression féroce, de nombreux Cubains ont eu le courage de résister. Depuis 1959, des centaines de milliers d'entre eux ont été arbitrairement incarcérés, torturés, condamnés à de longues peines de prison ou déportés dans des camps de travail. Environ 17 000 Cubains ont été exécutés. Plus de deux millions ont choisi l'exil, ce qui représente environ un cinquième de la population actuelle de l'île (11 millions d'habitants).

Depuis la fin des années 80 et le retrait du grand frère soviétique, des Cubains chaque jour plus nombreux, se considèrent comme des résistants. Leur attitude est pacifique. Ils exigent le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme et s'efforcent de faire renaître une société civile fondée sur la dignité humaine et la solidarité, et surtout indépendante du parti communiste. Des centaines de mouvements et de petits groupes se forment et survivent tant bien que mal aux harcèlements et aux persécutions: journalistes décrivant la réalité et bravant la censure, syndicalistes dénonçant les injustices et le pouvoir absolu de l'Etat, bibliothécaires animant les fameuses « bibliothèques indépendantes », paysans, médecins, avocats, etc. Ils travaillent difficilement sous la menace constante d'une police politique connue pour être l'une des plus efficaces de la planète.

Pendant des décennies, personne n'a voulu écouter le témoignage des dissidents et des exilés cubains. Au contraire, étant les victimes d'un oppresseur considéré comme “progressiste”, ils ont été pestiférés, désignés comme «des suppôts de l'impérialisme américain» ou dans le meilleur des cas accusés d'être «manipulés par la CIA», et chaque fois réduits au silence. Longtemps, leurs souffrances physiques et morales ont été traitées par le mépris ou la méfiance.

Mais depuis le «printemps de Cuba» de mars 2003 se manifeste dans l'opinion internationale un formidable courant de solidarité. Plus personne ne peut ignorer la réalité de l'oppression castriste. En France, plusieurs associations se sont réunies afin d'aider les Cubains à retrouver la liberté, sous le nom de Collectif Solidarité Cuba Libre. Entre autres, le Collectif a réussi à convaincre 75 parlementaires français qui ont accepté de parrainer chacun des 75 dissidents victimes de cette répression de mars 2003. Pour maintenir la pression contre les autorités cubaines, chaque mardi, de 18 heures à 19 heures, devant l'ambassade de Cuba en France, rue de Presles, à Paris (15éme) le Collectif organise une manifestation où sont lus symboliquement, les noms des 75 prisonniers de mars 2003 ainsi que des lettres ou des documents illustrant leurs conditions de détention. Si les victimes de cette rafle sont emblématiques, le Collectif demande aussi la libération de tous les autres prisonniers d'opinion.

Par ailleurs, la condamnation du régime castriste doit être portée au plus haut niveau et il faut préparer la transition démocratique de l'après Castro. Après avoir organisé la rencontre d'Oswaldo Paya, instigateur du projet Varela et lauréat du prix Sakharov en 2002, avec l'ex-ministre de la Coopération et la Francophonie, le Collectif a permis aux parlementaires engagés dans la défense des résistants de rencontrer la délégation des femmes cubaines qui faisaient une escale à Paris avant de se rendre à la Commission des Droits de l'Homme(CDH) à Genève. Lors de cette 60éme session de la CDH, une résolution contre Cuba a été adoptée, dénonçant l'arrestation et la condamnation des 75 dissidents. Est-ce un signe? Dans le même temps, l'un de ces prisonniers, Julio Valdés Guevara, condamné à 20 ans de prison et parrainé par le député du Var, Philippe Vitel a été libéré. Cependant, le Collectif déplore le renvoi à Cuba, le lundi 12 avril de trois jeunes cubains Zénon Pérez Alarcon, Yamir Reyes Almira et Mario Felipe Gonzalez déboutés du droit d'asile politique et qui risquent de s'ajouter maintenant à la liste des prisonniers politiques à parrainer. Il faut espérer que cette « bavure » ne se reproduira pas car, à quoi bon ouvrir maintenant notre ambassade à Cuba aux familles de dissidents emprisonnés, si c'est pour en augmenter le nombre.

L'actualité multiplie les actions en faveur de la défense des droits de l'Homme à Cuba. Le 3 mai prochain à Belgrade, le Prix mondial de la liberté de la presse, décerné par l'UNESCO, sera attribué à Raoul Rivero, poète et journaliste, figure emblématique de la résistance cubaine et actuellement condamné à 20 ans de prison. Une pétition est lancée pour demander sa libération afin qu'il puisse venir recevoir son prix en personne.

Le 24 avril, pour la Saint Fidèle, tous les Français qui veulent peser dans l'issue du drame cubain doivent être présents au Trocadéro.

Collectif Solidarité Cuba Libre*
Principaux responsables :
Françoise Hostalier, ancien ministre, présidente d'Action Droits de l'Homme
Laurent Muller, président de l'Association Européenne Cuba Libre
William Navarette, président de l'Association pour la Troisième République Cubaine