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par Matthieu Riberry Source : Lyon Figaro HIER, C'ÉTAIT l'ouverture des soldes à Lyon mais aussi jour de distribution de tracts pour l'association Liberté Chérie. But de l'opération : apporter leur point de vue dans le débat autour du changement de statut d'EDF-GDF. Une opinion en radicale opposition avec les manifestants qui ont défilé mardi matin dans les rues. Particulièrement à l'encontre des actions menées par la CGT lorsque quelques-uns de leurs membres ont coupé l'alimentation électrique de certains bâtiments publics ou privés. "Ces gens-là ne sont pas représentatifs du monde du travail. Ce genre d'action va à l'encontre du fonctionnement normal d'une démocratie. D'autant que beaucoup de personnes privées de courant n'avaient rien à voir avec le débat", s'insurge Christophe Maillard, vice-président de l'antenne lyonnaise de Liberté Chérie.Hier, en fin d'après-midi, une dizaine ses membres s'est postée rue de la République, tous vêtus d'un tee-shirt blanc sur lequel on pouvait lire : "Rebranchez le courant"- devant et "EDF, Exploiteur de France" au dos. Pendant que les tracts fustigeaient "les prestataires du service public de la fourniture d'électricité qui prennent les Français en otage dans l'affrontement qui les oppose à leur direction". Tout cela as-sorti d'une invitation à signer une pétition. Symboliquement, ils ont également distribué quelques bougies aux passants. L'opération n'a pas été facilitée par le lieu de distribution. "Ici, les gens sont assaillis de tracts toute la jour-née. Ce n'est peut-être pas le meilleur endroit", avoue Hubert. "Beaucoup ne sont pas très au fait de cette réforme", ajoute Stéphane, contrôleur de gestion et futur adhérent de l'association. "On n'a jamais vu que la concurrence faisait augmenter les prix. Au contraire, cela exerce plutôt une pression à la baisse", ajoute-t-il. Parmi les piétons qui prennent le tract, certains s'arrêtent une fois le message lu. "Ce n'est pas normal que le gouvernement se couche devant la pression syndicale. Il faut que les citoyens trouvent de nouvelles structures pour s'exprimer", estime Pauline, une passante qui travaille dans le secteur privé. "Les services publics ne doivent en aucun cas être privatisés", répond un promeneur. C'est la deuxième fois que l'association Liberté Chérie s'invite dans le débat public à Lyon. Sa première mobilisation s'était déroulée au moment de la grève des conducteurs de tramway. Hier, l'action était nationale et se dé-roulait dans huit autres villes de France telles que Paris, Toulouse, Lille ou Marseille. Ses membres se disent "représentatifs de la société civile et pour des syndicats réellement représentatifs et ré-formateurs".
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Fédération Liberté Chérie - 39 rue Henri Barbusse - 92000 Nanterre - 06.29.62.06.79 - liberte@liberte-cherie.com | ||||||||