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Sabine Herold, libéralisme, j'écris ton nom

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Trois questions à Sabine Hérold, porte-parole de l'association "Liberté, j'écris ton nom !"

le

Source : Tous contribuables

Elle aura bluffé à la fois les médias et les Français en faisant descendre dans la rue cette France qui travaille et dont la voix n'est jamais entendue. C'est donc tout naturellement qu'elle s'exprime dans nos colonnes.

L'association "Liberté j'écris ton nom !" fait beaucoup parler d'elle depuis qu'elle a organisé, avec succès, deux manifestations contre les grèves et pour les réformes, les 25 mai et 15 juin derniers. Pouvez-vous la présenter ?

"Liberté j'écris ton nom !" a été créée, voilà deux ans et demi, pour promouvoir et défendre les idées libérales, non seule-ment dans le domaine économique, mais en prenant en compte la dimension philosophique et humaniste du libéralisme. Notre association rassemble, autour de cet objectif, des étudiants et une majorité de jeunes actifs, parmi lesquels de nombreux enseignants et universitaires. Elle s'appuie, hors Paris, sur cinq comités et plusieurs autres qui sont sur le point de se créer. Nous prévoyons de modifier nos statuts à la rentrée prochaine, pour fédérer tous ces comités sous l'étiquette "Liberté j'écris ton nom !".

D'où vous est venue l'idée d'organiser ces manifestations et comment avez-vous procédé ?

Tout est parti de l'idée, lancée par un ami, qu'il fallait riposter à la manifestation du 25 mai, organisée par des syndicats coupables de l'immobilisation du pays et des atteintes portées, sous l'alibi du droit de grève, à la liberté de ceux qui voulaient travailler. Nous avons donc décidé ensemble de lancer ce mouvement de protestation et j'ai téléphoné au président de "Liberté j'écris ton nom !", Édouard Fillias, qui se trouvait alors aux Etats-Unis, pour le convaincre d'appeler à la manifestation. Il s'est rendu à mes arguments, mais nous ne disposions alors que de peu de temps et d'encore moins de moyens.

Notre premier travail a ainsi consisté à chercher des partenaires, plus solides et susceptibles de mobiliser rapidement leurs adhérents. C'est ainsi que nous sommes entrés en relations avec d'autres associations, comme les Contribuables Associés, qui nous ont aidés, discrète-ment mais efficacement, en envoyant des fax à leurs adhérents, en leur transférant nos mails et en nous faisant bénéficier de leur expérience en matière de communication. Certains "tuyaux" se sont révélés particulièrement précieux.

Du côté des politiques, l'accueil a été plus réservé, l'UMP ne tenant pas à s'associer à un probable ratage. Par ailleurs, nous ne voulions pas nous faire "récupérer" politiquement. Nous préférons préserver notre indépendance, pour jouer un rôle de "poil à gratter" auprès des partis et du gouvernement.

Le succès des manifestations et l'atmosphère bon enfant dans laquelle ellesse sont déroulées nous ont donné raison : les participants (87 000 le 15 juin) étaient visiblement heureux de pouvoir exprimer publiquement leur ras-le-bol en reprenant en choeur nos slogans.

Quelles ont été les retombées de cette riposte et quels projets formez-vous pour l'avenir ?

En termes de retombées, nous avons, depuis un mois, eu largement accès aux médias, y compris à l'étranger. Après mes passages chez Thierry Ardisson et chez Laurent Ruquier, j'ai reçu des fleurs, des déclarations d'amour, des insultes et même une menace de mort ! Nous enregistrons actuellement plus de 5000 connexions par jour sur notre site Internet, contre 150 avant les manifestations. De même, nous avons reçu jus-qu'à 500 mails par jour et plusieurs centaines de réponses aux fax envoyés par les Contribuables Associés, souvent accompagnés de dons, ce qui nous a permis d'amortir les frais engagés pour organiser ce mouvement de protestation et nous permet d'envisager l'avenir sereinement.

Nous allons poursuivre notre activité de lobbying intellectuel. Nous organiserons une université d'été au mois de septembre et publierons, à la rentrée, un livre qui partira des manifestations, retracera l'histoire de l'association et se terminera par un manifeste libéral. L'élan est donné, le mouvement continue.