Libert� Ch�rie
Libert� Ch�rie
Action ! Idées Medias
Prise d'otages
Rechercher :
Recherche avancée
La f�d�rationMon comit�Tous les comit�sMon compteForum

Le Service Public tourné en dérision

L'autocar, interdit de séjour

Grèves SNCF : Le Service Public tourné en dérision

Service Garanti : il ne manque que le courage de passer la loi !

Actions SNCF pour le service minimum du 2 juin 2005. Plus de 12 000 tracts distibués à cette occasion

RATP : une grève contre l’emploi

Projet pour une révolution

Liberté-Chérie réagit à la prise d'otage des syndicats de fonctionnaires pour le 2 juin. OUI à la continuité du service public !

Droit de grève et grève du droit

Les transports régionaux, désastre caché

Le vrai service public, c'est la concurrence !

Liberté Chérie marque des points

Liberté, liberté chérie
par Sabine Herold Edouard Fillias Présentation de l'éditeur: 15 juin 2003 : plus de cent mille pers...

Absolutisme inefficace, l'
par Jean-François Revel La Constitution de la Ve République voulait doter l'Etat d'un exécutif stabl...

Envoyer à un ami
Imprimer

Prise d'otages

par Jacques de Guenin, le 29/05/05
La façon dont le "service public" est défendu par les syndicats en France, et à Bruxelles par nos politiques - qui redoutent tellement les syndicats -, amuse beaucoup les autres politiques européens. L'un d'eux a donné un jour cette définition "En France, le service public consiste à prendre le public en otage pour faire avancer les intérêts des fonctionnaires".

Mais la prise d'otages ne se borne pas à la défense des intérêts catégoriels. Qu'un agent de l'Etat soit maltraité par un quidam, et des milliers de citoyens totalement innocents du méfait sont lourdement punis.

Le 26 janvier 2005, une contrôleuse de la SNCF a été violée dans un wagon vide du TER Toulouse-Cahors. Le coupable a été identifié et emprisonné dès le lendemain. Néanmoins les syndicats de contrôleurs ont jugé bon de se venger pendant 48 heures sur des dizaines de milliers de voyageurs innocents. Et la vengeance a été efficace : le 28 janvier j'ai pris le train qui me ramenait de Paris à mon village. Ce fut, comme on dit aujourd'hui, la galère : gares surpeuplées; informations arbitraires et souvent fausses sur les panneaux d'affichage; trains aux horaires aléatoires pris d'assaut par des foules plus importantes que la contenance du train, couloirs des wagons complètement remplis de personnes debout, changement inopinés de trains en cours de trajet, etc. Mais cela aurait pu être encore pire si un certain nombre de contrôleurs courageux, bravant les consignes syndicales, la pression de leurs collègues en grève, et la colère (bien mal placée à leur égard) d'usagers irréfléchis, n'avaient assuré tant bien que mal ce service public saboté par leurs camarades..

Cette aventure suscite quelques interrogations.

1.Les autres catégories de personnel ne participaient pas à la grève. Pourquoi n'a-t-on pas laissé marcher les trains sans contrôleurs?

L'Etat nous répond que les contrôleurs assurent certaines fonctions indispensables de sécurité, ce que le bon sens confirme. Mais ne pourrait-il pas placer dans les trains des policiers, des gendarmes, voire des militaires, dont c'est le métier d'assurer ce genre de sécurité?

2. Les syndicats déclarent à juste titre qu'il faut améliorer la sécurité des contrôleurs, mais au lieu de discuter avec leur direction de mesures intelligentes pour ce faire, ils se précipitent aveuglément sur la revendication inacceptable : doubler les contrôleurs dans les TER, alors que ces trains, peu fréquentés sur beaucoup de liaisons, coûtent déjà des sommes faramineuses au contribuable. Or il existe des solutions plus raisonnables : la première serait d'établir une liaison sans fil avec le conducteur permettant au contrôleur qui court un danger d'avertir son confrère, et de déclancher une sirène, d'un seul clic. Le conducteur pourrait alors arrêter le train et venir en aide au contrôleur en se faisant éventuellement aider des passagers - lorsqu'il y en a.

Mais si l'on tient compte du fait que le contrôleur court le plus de risque lorsqu'il y a peu de passagers, et que les trains ayant peu de passagers coûtent extraordinairement cher au contribuable, la solution la plus radicale, mais la plus raisonnable, consisterait à remplacer ces lignes peu fréquentées par des autobus. Ceux qui auraient des doutes sur la rentabilité de ces lignes et la pertinence de la solution proposée sont invités à lire sur ce même site l'article d'un grand spécialiste des transports : L'autocar, interdit de séjour, par Christian Gérondeau, ingénieur général des Ponts et Chaussées.